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Paris c'est la ville de son coeur ◇ Eric } 100%

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La morale commence là où s'arrête la police.
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MessageSujet: Paris c'est la ville de son coeur ◇ Eric } 100%   Lun 18 Nov - 1:03

Eric Delaunay
" Un auteur doit être dans un livre comme la police dans la ville : partout et nulle part."
Date de naissance : 10 - 11 - 81 Âge : 32 ans   Sexe : H   Orientation sexuelle : Pansexuel. Il n'aime pas quelqu'un pour son sexe mais pour sa personnalité. Qu'importe s'il est homme ou femme.   Monde d'Origine : La terre  Monde Actuel : La terre   Groupe : Innocent   Profession : Ancien flic reconvertit pour l'occasion en détective privé.

POUVOIR Aucun. Quoi que. Le pouvoir de la connerie, ça marche ?

Rang Désiré : La morale commence là où s'arrête la police.

Behind Blue Eyes
Physique
Si on détaille simplement l’homme, on dira qu’il est grand, qu’il est robuste, qu’il a les cheveux bruns et les yeux bleus. Mais sommes-nous simples ? Non. Alors je vais vous le décrire point par point.

De dos, vous voyez un homme pas si grand que ça mais large d’épaule. Eric ne fait qu’un mètre quatre-vingt-quatre mais possède des épaules larges et puissantes, si bien qu’il vous parait beaucoup plus grand qu’il n’en a l’air. Son buste est, à l’image du reste, musclé et agréable au touché. Parsemé de duvet brun, l’homme est loin d’être totalement imberbe. Ses jambes sont elles aussi plutôt forte, à force de courir après des criminels, il entretient son endurance.  S’il avait eu cinq ou six ans de moins, on aurait pu le qualifié d’athlétique sans aucun souci. Malheureusement, les années, l’alcool et la cigarette n’ont fait que détruire lentement son corps. Ses épaules se sont légèrement affaissées, sa voix est beaucoup plus rauque et il commence lentement à perdre des muscles. Il a toujours sa force et sa détermination mais on voit que c’est un homme triste et fatigué. Revenons à nos moutons. Eric est quelqu’un qui peut nous inspirer deux sentiments différents lorsqu’on le rencontre. La crainte, tout d’abord. Parce qu’il a un mauvais caractère qui ressort par tous les ports de sa peau mais aussi parce qu’il en impose. Il sait tout à fait utiliser son aura et se planque derrière une couche impressionnante de protection en tout genre. Et la seconde, c’est un sentiment de protection. Parce que c’est aussi ce que fait ressortir son apparence. Alors, quoi que vous pensiez, vous aimerez ou vous détesterez cet homme d’un regard. On dit qu’il ne faut pas se fit à ce qu’on voit. C’est vrai.

Mais, passons l’allure générale pour s’attarder sur des détails plus petits. Son visage est plutôt basané. Il n’est pas complétement latino ou noir, mais il a passé de longues heures sur le terrain ou en voiture, assez pour que sa peau ai décidé de garder une teinte bronzée de retour de vacances. Néanmoins, la couleur de sa peau ne dissimule pas les valises et les cernes qu’il porte constamment sous les yeux depuis près de dix ans. Ses yeux, d’un bleu pâle, presque gris, reflète plus une colère sourde et las ainsi qu’une fatigue immense. Il n’est pas méchant, plutôt sarcastique. Et s’il ne fume pas comme un pompier, les mots qui quittent ses lèvres sont sarcastiques et ironiques. Il coince souvent sa clope entre ses doigts. Il a de grandes mains abîmées par les centaines d’heures de tir, par le poison qu’il s’inflige et par le fait qu’il ne prend pas soin de lui. Non, ça c’est quelque chose qu’il ne sait pas faire. Je vous arrête, il se lave. Il prend au minimum une douche par jour, mais il est loin d’apprécier les séances chez le coiffeur. Alors il se rase, tous les trois ou quatre jours, il essaie de garder une coupe de cheveux disciplinée mais ça ne va pas plus loin. Les lotions pour les mains, pour le corps, les cheveux, ce n’est pas pour lui. Ses cheveux sont bruns, le plus souvent coupés plutôt cours. Il ne les laisse jamais arrivés jusqu’à ses oreilles car il n’aime pas avoir les cheveux dans les yeux.

Son style vestimentaire est aussi peu soigné que son apparence. Lorsqu’il était encore dans la police, on le forçait à porter des costumes-cravates accompagné d’imperméable en hivers. Alors il portait ces uniformes sans un mot, après tout il pouvait bien s’habiller correctement pour bosser, ça ne lui coutait rien. Mais, maintenant qu’il n’est plus employé par l’état, il aurait très bien pu ranger le tout au placard et ne porter que des joggings dégueulasses et des t-shirt trop grand. Mais non, comme s’il s’était habitué à ces tenues, il continue de porter des pantalons de toile, des chemises et des cravates. Néanmoins, il lui arrive d’enfiler un jean bleu et un t-shirt de couleur unie. Par-dessus, un porte une éternelle veste en cuir tanné ou, quand il pleut, cet imperméable beige si cliché quand on parle d’un flic. Pourtant, c’est dans ce genre de vêtement qu’il se sent bien, qu’il se sent lui-même. Après tout, pourquoi se forcer à s’habiller autrement si on aime son style actuel ? Quant à savoir si l’homme possède des signes particuliers, je vais y réfléchir…

Il a trois grains de beautés sur la hanche gauche qui forment une ligne parfaite de haut en bas. Il possède plusieurs cicatrices sur les bras, sur les jambes et sur le torse, reste d’une carrière dans la police rondement menée. Sa peau est abîmée et loin d’être agréable au toucher. Son regard est souvent perdu dans le vide à réfléchir longuement au sens de la vie. Il possède un tatouage, fait le soir d’une beuverie un peu trop importante dans une soirée étudiante. Mais celui-là, vous ne le découvrirez que si vous le déshabillé un peu plus que la moyenne. Il possède également un holster dans lequel sommeil sagement un 357. Magnum de chez Colt. Il ne sort jamais sans sa montre, un cadeau de son grand-père le jour de son diplôme de fin de lycée. Il possède également une chaîne en argent autour du coup, cadeau de sa mère durant son adolescence également. Il adore ces deux bijoux et ne s’en séparerait pour rien au monde.  
Psychologie
Souvent, dans la vie, vous êtes amenés à rencontrer des gens. Des personnes plus ou moins bien mais chacune d’entre elles vous marquent à sa façon. Eric est le genre de personne qu’on aimerait rencontrer une fois dans notre vie. Pourquoi ? Parce qu’il est le héros typique de ces romans policiers dont nous sommes si friands.

C’est une personne assez refermée. Il n’aime pas parler de lui et de ses histoires, il préfère cent fois raconter des anecdotes à propos de ses collègues plutôt que de vous expliquer à quel point il se sent seul. Il n’aime pas pleurer sur son sort auprès des autres. Pourtant, c’est ce qu’il fait depuis plusieurs mois déjà. Boire et vider son sac à l’oreille de la barmaid de son club favori. Elle est heureuse de pouvoir lui donner un coup de main mais il déteste l’idée d’avoir laissé ses sentiments prendre le dessus. C’est pour cette raison qu’il se déteste lui-même. Il n’aime pas l’homme qu’il est devenu et se jetterais bien sous un pont s’il n’avait pas été croyant. Oui, il croit qu’une force au-dessus est à l’origine de tout ça. Et, qu’il se conduit comme un enfant qui n’aime pas qu’on casse son jouet. Alors il reste en vie, laissant tout le loisir au puissant de le rappeler à lui le jour où il aura décidé que le jeu est terminé. En attendant, il supporte la vie à bout de bras en espérant que ce jour n’arrive plus vite qu’il n’y pensait. Il est désillusionné et ne croit pas que sa vie pourra devenir plus supportable un jour. Défaitiste jusqu’au bout des ongles, vous ne l’entendez jamais vous dire qu’il est sûr d’arriver jusqu’à son but avant que le but soit atteint. Et même là, il cherche encore à trouver un piège. C’est une personne qui, avec le temps, est devenue cynique. Il use de l’autodérision avec un sourire las, étant pleinement conscient de la loque humaine qu’il est devenu en quelques années.

Malgré tout,  il reste un humain plein de sentiment. L’amour, l’amitié, la joie. Il connait tout ça. Il ne veut simplement plus avoir à faire à ces situations ou l’être aimée vous est retiré, ou l’ami sincère vous abandonne au bout d’un pont. Il veut simplement vivre le restant de sa vie seul. Pourtant, il est incapable de lâcher prise. Il est incapable de laisser un homme sur le bord de la route, surtout si cet homme est entré dans son cœur un peu avant. Parce que oui, contre toute attente, Eric à un cœur aussi gros que celui d’un ours mal léché. Il se prend d’affection pour des bonhommes qui n’y connaissent rien au métier ou pour des jeunes filles un peu perdue qui ne savent pas ou mettre le nez. Il aime les causes perdues et ne s’abreuve quasiment que de ça. Un crime passionnel ? Inintéressant. Une femme accusée d’avoir tué son époux et clamant qu’elle n’a rien fait, y’a peut-être quelque chose à creuser,  non ? Surtout si les preuves sont bancales. Alors il se plonge corps et âme dans son métier. Il l’a dans la peau et refusera net que quelqu’un essaie de le sortir de là. Il est fidèle, et pas seulement à ses convictions. Il aidera toujours un ami qui lui demandera un coup de main. Il ne trahira pas la confiance des gens qui la lui accorde et s’arrangera pour ne jamais les décevoir.

Mais ça, c’est à l’intérieur. Parce qu’en extérieur, il n’a pas l’air tellement abordable. C’est un homme qui ne sourit pas, il ne sait plus comment faire. Il dégage une certaine aura qui lui procure beaucoup de calme. En effet, elle repousse souvent l’assaut des personnes sans intérêt. Il estime que seul quelqu’un qui sera passé outre son caractère de cochon et son air effrayant sera digne d’attention. Alors il leur facilite la tâche une fois qu’ils ont passé la première rencontre. Il ne s’est pas fait que des amis en agissant de la sorte mais il s’en contre fiche. Tout ce qu’il veut c’est pouvoir s’installer dans une chambre d’hôtel miteuse avec un morceau de Vivaldi à la radio pour parcourir la moindre ligne d’un dossier. C’est l’unique manière, à ses yeux, de se concentrer. Il n’aime pas être déranger dans ces moments-là. Sauf si c’est le room service qui se permet de venir combler le minibar. En effet, depuis quelques années, il a la bouteille facile. Il tient pas mal l’alcool mais il lui arrive également de se retrouver à vomir dans un caniveau et à s’endormir au même endroit. Les flics parisiens lui ont même ouvert une cellule de dégrisement bien à lui.

Malgré tout, ce qui est important à se rappeler, c’est qu’Eric est un flic au grand cœur, un peu maladroit et bourru sur les bords. Il n’a pas un caractère facile à approcher mais, une fois que vous avez percé la carapace qu’il s’est forgé, alors vous pourrez voir un homme timide et torturé par sa propre existence, un homme qui ne vit que parce que son Dieu lui interdit de se suicider. Mais un homme qui sait également ce qu’il veut. Qui sait qu’il ne veut pas attendre la mort au fond d’un canapé à vider des litres entier de café. Non, un homme qui se jette corps et âme dans un métier qui n’est plus le sien, dans un travail lourd et difficile mais qu’il mènera à terme. Parce que ce que je n’ai pas dit, encore, c’est qu’Eric est déterminé et têtu. S’il est pessimiste, ce n’est pas pour autant qu’il cessera ce qu’il fait pour abandonner. Au contraire, il va se battre plus encore pour accéder à ce qu’il cherchait, pour que la mission qu’il s’était confiée soit achevée. C’est pour ça qu’il vit, qu’il lutte encore.
Chapitre 1 – It's a brave new world from the last to the first
Pour vous compter cette histoire, je dois remonter à plusieurs générations en arrière. Ne vous affolez pas, je remonte simplement à Martial Delaunay, grand-père de notre héros.

Martial est né à la veille de la première guerre mondiale. Ses parents s’était marié quelques années auparavant et avaient donné naissance à un petit garçon robuste. Comme une grande partie des enfants de cette époque, il fut bercé et élevé dans la retenue. Vivre une guerre était souvent très dur et très complexe pour les familles et la famine avait rapidement rejoins tous les petits villages de France, dont celui de la famille Delaunay. Ils vivaient dans le nord de la France, un petit village du nom de Sangatte. Ils possédaient une ferme, un peu à l’écart de la mer. Malheureusement son père fut appeler au combat et tué sur les champs de bataille, laissant sa femme et ses trois enfants seuls. Oui, Martial était le dernier d’une fratrie : Sylvie, Thibaut et Martial Delaunay. Malheureusement, la petite Sylvie fut tuée à cause d’une mauvaise grippe avant qu’elle n’ait eu dix ans.

Martial, donc, n’a pas vu la première guerre mondiale passée. Il était un enfant joyeux et qui aimait jouer au flic et au voleur avec son frère. Thibaut adorait être le bad boy, il disait que ça plaisait aux filles. Martial le croyait bien volontiers, et il adorait être le policier. Littéralement. Leur mère, âgée de 16 ans lors de son mariage, avait bien du mal à élever ses enfants sans l’aide de son époux. Mais elle se battait comme elle pouvait pour vaincre son chagrin d’avoir perdu fille et mari. Quand les deux petits garçons furent en âge d’aller à l’école, elle ouvrit une petite boutique dans la ville de Calais, à quelques kilomètres de là. Elle faisait de la couture avec deux autres femmes de soldats morts au combat. C’est dans cette atmosphère que grandit Martial. Mais, il n’était le seul enfant du village. Il y avait Thibaut, lui, David, Maurice, Martin, Jean, Charles et Georges. Et quelques filles aussi, France, Mathilde, Geneviève et Sandrine. C’est de Mathilde qu’il tomba amoureux en grandissant. Elle avait une dizaine d’année de moins que lui mais il s’en fichait. Il la courtisa et l’épousa lorsqu’elle eut seize ans. Mais, comme si la famille Delaunay était maudite, lui aussi fus envoyé à la guerre juste après s’être marié. Mais n’allons pas trop vite en besogne.

Je vous ai dit que Martial avait toujours aimé jouer aux voleurs et aux policiers. Alors, il décida d’être policier dans la vraie vie. Une fois qu’il eut terminé l’école, il alla s’engager auprès des gendarmes du coin et commença une carrière militaire de cette façon. C’est également pour cette raison qu’il fut envoyé sur les champs de bataille dans les premiers. La façon dont il a survécu à tout cela est encore un mystère pour tout le monde, mais il y a survécu. Il finit par revenir chez lui lorsque le Maréchal Pétain signa l’armistice du 22 juin 1940. Comprenant immédiatement ce que voulait dire cette signature du Maréchal, Martial rassembla sa famille pour prendre une décision. Thibaut était mort dans les tranchées avant d’avoir pu faire un enfant à sa femme, France était donc veuve et sans enfant. Elle décida de rester dans sa maison et de ne plus en bouger. La mère de Martial était décédée elle aussi lors d’un bombardement ennemi sur les plages de la ville. Il prit alors sa femme et s’exila en Angleterre. Une routine s’installa rapidement entre Martial et Mathilde. Ils s’aimaient d’un amour véritable et avaient décidé de ne plus penser à la guerre. Il s’était fait embauché par un poste de police. Mais, un an après son arrivé sur place, Martial rencontra Sam. Sam était un résistant Français qui venait auprès du Général De Gaule pour libérer la France. Secrètement, Martial rejoins alors les mouvements de résistance qui s’établirent au Royaume Unis. Pour le débarquement, Martial décida de parler à Mathilde. La jeune femme venait d’accoucher de leur premier enfant lorsque son époux lui expliqua ce qu’il faisait en ville depuis si longtemps. Ils avaient déménagé à Londres près de chez Sam peu après leur rencontre. Elle s’énerva. Elle lui hurla qu’elle savait ce qu’ils faisaient subir aux résistants en France, que s’il était pris, il serait envoyé vers l’Allemagne. Mais il ne l’écouta pas à ce sujet. Il lui ordonna de reste avec Dana, la femme de Sam, et qu’il viendrait la chercher quand tout serait terminer.

Né sous une bonne étoile, Martial participa au débarquement allié, il était là à la libération de Paris, à la libération du sud de la France. Et, quand enfin l’Allemagne d’Hitler capitula, il rentra à Londres. Paul Delaunay, son fils, avait deux ans. Et Mathilde était plus belle que jamais. Cette nuit-là, Lydia fut conçue. La famille Delaunay comptait de nombreuses morts. Thibaut, tué pendant l’offensive de la Sarre. Leur mère, Hélène Delaunay, tuée par une bombe qui aura ravagé la plage. France Delaunay, déporté à Auschwitz pour avoir hébergé un juif chez elle et en être tombée amoureuse. Samuel Castel, déporté à Auschwitz car il était juif.
Chapitre 2 – Something other than beneath me
Les Delaunay vécurent encore quelques années en Angleterre, le temps que les blessures de cette guerre se tassent. Paul avait sept ans lorsqu’il revient en France, Lydia seulement cinq. Ils achetèrent une maison à Calais d’où ils ne bougèrent plus. Paul et sa sœur grandirent peu à peu. Le jeune homme parlait couramment Anglais et adorait le pays où il avait passé son enfance. Il s’amusait d’un rien et protégeais sa petite sœur comme si elle avait été la septième merveille du monde. Ecole primaire, collège, lycée, le jeune homme voulait faire de grandes études. Il voulait être historien. Son père n’était pas tellement d’accord avec cette idée, il aurait préféré que son fils devienne un militaire, comme lui. Mais ce ne fut pas le cas. Il ne l’empêcha pas de faire ce qu’il voulait. Lydia, quant à elle, voulait simplement devenir professeur de sport. Ce fut plus complexe pour elle et, lorsqu’elle fut majeure, elle claqua la porte de chez elle pour s’enfuir dans le sud et étudier. Paul en voulu à son père d’avoir coupé les ponts avec sa fille mais il ne s’éloigna pas pour autant. Il fit ses études à paris, à l’université de la Sorbonne. Il devient tout d’abord professeur d’histoire dans un collège mais il décida d’écrire un livre sur la seconde guerre mondiale. Il avait vingt-six ans lorsqu’il se plongea dedans. Il parla énormément avec son père ainsi que d’autre résistant qu’il rencontra au travers de la France. Il rendit visite à Lydia parfois, lui donnant de l’argent. La jeune femme vivait mal, elle travaillait d’arrachepied pour avoir un logement décent. Il l’aidait comme il pouvait, tous les mois. Mais il devait, lui aussi, vivre. Un peu après, elle rencontra un architecte qui gagnait très bien sa vie. Ils eurent une idylle de plusieurs mois après quoi elle donna naissance à son premier enfant, une fille. L’aînée d’une fratrie de six gosses. Après ça, elle épousa son architecte dont la famille poussait au mariage et eu une vie très heureuse. Paul, quant à lui, envoya son manuscrit à plusieurs maisons d’édition différentes.

Dont Armand Colin. Il n’avait jamais espéré être publié chez eux, mais c’était sans compté sur la nouvelle recrue : Tessa Grange. La demoiselle à dévorer son œuvre. Il allait avoir vingt-huit ans qu’il aurait déjà sorti un livre. Et un livre qui fonctionna du tonnerre. Résistant pour les autres est un livre qui aura cartonné. Cette période de l’histoire de France, et d’Europe, passionne les foules, il ne l’aurait pas pensé. Il fut décoré pour cet ouvrage, rendant Martial et Mathilde très fier de lui. A trente ans, un soir en revenant d’une soirée de charité, Paul embrassa Tess au détour d’un couloir de leur luxueuse chambre d’hôtel allemande. La nuit fut mouvementée et la suite de leur vie encore plus.

Tessa était une femme charmante. Ses parents étaient professeur d’université tous les deux. Son père en mathématique et sa mère en lettre. Elle n’avait ni frère ni sœur et avait grandi en région parisienne. Elle avait subi l’influence de sa mère très jeune et avait toujours adoré lire. N’ayant, selon elle, pas le talent pour devenir écrivain, elle se décida à travailler dans l’édition. Jusqu’à rencontrer Paul qui lui donna l’inspiration qui lui manquait. La demoiselle, en parallèles de son travail, commença à écrire un roman fantastique, une saga en trois tomes qu’elle ne pensait jamais écrire. Paul continua de donner des cours d’histoire en lycée et à s’intéresser à d’autre période historique. Il publia deux autres ouvrages qui eurent autant de succès que le premier et un dernier qui fit un flop monumental. Après ça, il décida d’arrêter d’écrire et d’enseigner, devenant conservateur au musée de La seconde guerre mondiale dans le Nord. Mais il était déjà beaucoup plus vieux quand il s’exila dans sa région natale.  Tessa eut elle aussi beaucoup de succès avec L’épopée d’Orlan mais cessa ensuite d’écrire. Le premier tome paru juste avant la naissance de son fils, Eric, en 1980. Le jeune garçon pointa le bout de son nez l’année d’après. Elle eut beaucoup de mal à concilier édition, mère de famille et écrivaine à succès. Alors elle démissionna et décida de rester élevé son fils dans leur grand appartement parisien. Paul l’aidait beaucoup et le petit garçon était entouré de bonheur. Jusqu’à ce que ses parents tentent de faire un deuxième enfant. Jusque-là, vous me direz qu’il n’y a pas de soucis ? Eh bien, si. La naissance de Sarah marqua un tournant définitif dans la vie de Paul et Tessa. Paul délaissa totalement sa famille après la naissance de sa fille, décrétant qu’il ne pouvait pas se concentré. Il passait plus de temps dans son bureau à l’école qu’à leur appartement. Au bout de deux ans, Tess rencontra un autre homme et en tomba amoureuse. Paul et Tess divorcèrent alors qu’Eric n’avait que huit ans, et Sarah seulement trois. Tessa obtient la garde des enfants, Paul pouvant venir les voir autant qu’il le désirait.

Il ne fut pas totalement absent de la vie de ses enfants mais il les voyait de moins en moins. Lorsqu’il eut soixante ans, il devient conservateur du musée La coupole, retraçant l’histoire de la seconde guerre mondiale.
Chapitre 3 – How to save a life
Pendant les quinze premières années de sa vie, Eric était obligé d’aller à Calais pour passer des vacances avec ses grands-parents en compagnie de sa sœur. Il n’était pas mécontent car le bonhomme adorait son grand-père. Il aimait entendre les histoires de la guerre qu’il avait à raconter. Il adorait ces histoires de la guerre, de grande bataille. Entouré comme il l’était, il aurait très bien pu faire un métier en rapport avec cette période. Malheureusement, il n’était pas tellement doué à l’école. Je vous arrête tout de suite, ce n’était pas un cancre, il avait des difficultés. Il arrivait à passer toutes les classes de justesse sauf qu’il n’a jamais su quoi faire de sa vie. C’est difficile, quand vous avez quinze ans, de vous projeter dans les cinquante prochaines années pour savoir ce que vous désirez faire tous les jours. Et si vous vous trompiez. Et puis, le jeune homme n’a jamais aimé l’école plus que ça, il n’a jamais eu de grande passion et encore moins de but dans la vie. Alors, il décida d’entreprendre des études de commerce. Un bac-pro vente et le tour était jouer. Sauf qu’il s’ennuyait ferme. Il n’avait qu’une envie, c’était de changer. Alors, il s’engagea dans la police à dix-huit ans. Il commença au plus bas de l’échelle et grimpa peu à peu. Il se révéla étonnamment doué pour ce métier. Il se plongea dans des romans policiers ou des films documentaires. Et il devient bon. Il fut envoyé, à 22 ans, à la brigade des stups. Et il y resta trois ans.

Parce qu’après, il demanda sa mutation. Mais je vais tout vous expliquer. Eric est un homme qui avait toujours été très proche de sa sœur. Sarah est une jeune femme très belle, il n’y a aucuns doutes là-dessus. Mais elle a hérité de l’intelligence de leur parent et voulait devenir avocate. Elle était promise à de belles choses. Eric la protégeait comme la prunelle de ses yeux (à croire que c’est une chose fréquente chez les Delaunay.) et il l’adorait. Depuis plusieurs semaines déjà, Eric s’était infiltré dans un groupe de dealeur de drogues. Ils avaient réussi à obtenir leur confiance et l’enquête allait bientôt être bouclée. Sauf qu’une erreur à tout fichu en l’air. En effet, lors de l’assaut, Eric se montra parmi la police. Malheureusement, une poignée d’homme s’enfuir dont l’un des chefs. Le jeune flic fut dégouté par cet échec mais il ne se démonta pas, ils arriveraient à le coincé maintenant. Il reprit, peu à peu, une vie normale. Mais, plusieurs jours plus tard, un coli parvient à son appartement. Et lorsqu’il l’ouvrit, il put découvrir une main dedans. Main qu’il reconnut immédiatement comme étant celle de Sarah grâce à une tache de naissant qu’elle avait précisément à cet endroit. Il appela tout de suite son collègue et se mit en tête de se venger. Elle n’avait que vingt ans, ils n’avaient pas le droit de la toucher. Pourtant, Sarah avait disparu et son corps ne fut jamais retrouvé. Il demanda sa mutation  à la criminelle. Il y resta uniquement cinq ans.

La première année, il essaya de rassemblé les preuves qu’il avait pour Sarah. Il savait qu’il pouvait coincer ce salaud, il pouvait le faire. Il continua pendant toute sa carrière mais il ne trouvait rien. Des preuves disparaissaient. Jusqu’à ce jour ou un témoin apparu de nulle part pour lui parler. Ca faisait quatre ans qu’il la cherchait. Il l’écouta et, avec ces preuves, chercha le salaud qui l’avait tué. Mais était-elle vraiment morte ? Il espérait au plus profond de lui que sa sœur était en vie quelque part. Ses coéquipiers le dissuadèrent plusieurs fois. Jusqu’au jour où, un coup de fil d’un ancien indic des stups l’amena à Dan Jovi. Il était à dix kilomètres de Paris, dans un entrepôt. Il récupéra son arme et demanda à ses coéquipiers de le suivre. C’est en les voyants refuser qu’il comprit. Qu’il comprit qui avait subtilisé toutes les preuves. Romain et Ash avaient volé les preuves contre un peu de cocaïne à revendre à la sauvette. Ils trempaient là-dedans depuis le début. Alors il appela Lucas. Lucas était un pote qu’il s’était fait en arrivant chez les stups. Il avait besoin de lui.

Il rejoint l’entrepôt et entra sans attendre son ami. Il chercha Dan pendant bien  une heure. Quand il le trouva enfin, l’homme le tenait en joug. Il lui expliqua qu’il avait toujours rêvé de le tuer depuis sa trahison. Qu’il s’était bien amusé avec sa sœur qui, selon lui, était une belle chaudasse, avant de la tuée. Eric lui tira dessus. Une fois, puis une deuxième. Dan riposta et une balle vint se loger en pleine poitrine. Le dealeur quitta les lieux dans un rire sinistre, laissant Eric se vider de son sang dans une pièce pleine de rats.

Eric pleura cette nuit-là.  Il sentit le sillon chaud couler le long de son visage avant de perdre connaissance. Il resta plusieurs longues minutes dans cet état, laissé pour mort.
Chapitre 4 – Under Construction
Et l’idée qu’Eric avait eu d’appeler Lucas se révéla être la meilleure de la journée. En effet, le jeune homme arriva sur place un peu après l’incident. Il trouva son ancien coéquipier inconscient et appela immédiatement une ambulance. Lucas fit pression sur la blessure le temps que les pompiers arrivent et le brun fut emmener immédiatement aux urgences. Lucas prévient deux personnes. Tout d’abord Tess, sa mère, puis un jeune homme qui avait partagé la vie d’Eric ces dernières années.

Eric n’était pas gay. Il n’était pas non plus hétérosexuel. Il n’avait pas d’orientation sexuel préétablit tout simplement parce qu’il aimait quelqu’un en fonction de son caractère. Et puis, il ne se laissait pas tellement dominer par d’autres hommes. Donc il pouvait coucher à droit et à gauche comme bon lui semblait. Mais, depuis plusieurs mois, il avait fait la rencontre de Caleb. Caleb était beau à damner, soumis au possible et avait un caractère bien trempé. Il était grand, avait de beaux yeux verts et des cheveux aussi noirs qu’une nuit sans lune. Mais la relation entre les deux hommes était plus passionnelle que tendre. Ils s’aimaient, s’engueulait, se réconciliait. Et s’était toujours comme ça. Pourtant, Caleb répondit présent ce jour-là. Il resta plusieurs semaines dans le coma, les médecins ne sachant pas s’il resterait en vie. Puis, il se réveilla.

C’était un matin d’hivers. La neige venait tout juste de commencer à tomber sur la capitale française et les yeux bleus d’Eric s’ouvrirent lentement. Il était faible,  il avait la bouche pâteuse, mais il voulait vivre. Caleb était à son chevet à cet instant et il appela les infirmières. Visiblement, c’était pratiquement un miracle qu’il rouvre les yeux. Rapidement sa famille défila.  Ou plutôt ce qu’il en restait. Ses grands-parents étaient décédés plusieurs années auparavant, l’un après l’autre. Ses parents étaient donc la seule famille qui lui restait. Avec toutes ses cousines. Mais il avait peur de les approcher, il ne voulait pas qu’il leur arrive la même chose qu’à Sarah. Alors il s’était éloigné rapidement de sa famille le temps que cette enquête se ferme.

Une fois sorti du coma, le pire débuta. La rééducation. Il se sentait faible et inutile, pourquoi être en vie s’il ne pouvait plus rien faire ? Le tout dura un an. Un an au court duquel il prit sur lui pour redevenir l’homme qu’il avait été. Il avait changé, c’était certain. La première chose qu’il fit, c’est rompre définitivement avec Caleb. Ils décidèrent de rester ami et de ne plus se faire de mal en sortant ensemble. Puis, quand il retrouva son poste, on lui fit comprendre que cette histoire était grave, qu’il n’avait pas à fouiner dans cette enquête qui n’était pas la sienne et qu’il était renvoyé. Alors, comme s’il replongeait en enfer, il se réfugia dans l’alcool. Son appartement lui paraissait étouffant et la seule manière de s’évadé résidait dans le whisky et la vodka. Jusqu’au jour où il entendit parler d’Hellish. Il avait besoin de vacances, d’une enquête et de s’aéré. Alors il s’envola pour la ville et loua une chambre d’hôtel dans le coin, commençant ainsi sa nouvelle vie.
Derrière l'écran
France. → Âge : 21 ans, bientôt 22. (n'ayez pas peur de nos dire la vérité!) Sexe : F   Comment avez-vous connu le forum ?  : Silver à créer un personnage pour moi, sur mesure. J'pouvais pas passer à côté. *pan*   Personnage de l'avatar : Castiel - Supernatural Code du règlement : Codes Validés par ton fils. Un autre compte ? : JE SUIS HELLISH. SISI JAI LES CODES BWAHAHAHAHA. *pan*
CODAGE PAR PUPPY SUR LG


Dernière édition par Eric Delaunay le Jeu 28 Nov - 23:59, édité 9 fois
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Moon Engineer
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Surnoms honteux: Bestiole; La Démence; Le Truc; La Mante Religieuse...
Ton monde (Guide, Prisonnier ou Architecte): Dementia
MessageSujet: Re: Paris c'est la ville de son coeur ◇ Eric } 100%   Lun 18 Nov - 1:08

MOI AUSSI J'AI LES CODES HEIN! Juste que je  sais pas m'en servir...
Ceci était un message de bienvenue maintenant je vais m’enfuir et assumer A MORT ce personnage inventé pour toi. Même si c'était pas fait exprès e__e

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La morale commence là où s'arrête la police.
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MessageSujet: Re: Paris c'est la ville de son coeur ◇ Eric } 100%   Lun 18 Nov - 1:52

Moi je sais m'en servir *mouhahaha*
Merci cher petit Silver ♥ Je sais que tu n'attendais que moi ici pour être heureux ♥ *pan*
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Chasseur d'horizons - Ombre sauvage
Masculin Messages : 234

Dans un coin de carnet
Surnoms honteux: Trop pour les citer ; on le dit volage, sauvage, presque fou peut-être. Amusez-vous avec ce matériel.
Ton monde (Guide, Prisonnier ou Architecte):
MessageSujet: Re: Paris c'est la ville de son coeur ◇ Eric } 100%   Lun 18 Nov - 12:04

COUCOU. Bienvenu à toi, genre. OMG. UN NOUVEAU MEMBRE QUOI. Magie. Je te souhaite de mourir enseveli sous des paillettes qui sentent le beurre fondu. ( Chut, c'est une mot agréable. )

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MessageSujet: Re: Paris c'est la ville de son coeur ◇ Eric } 100%   Lun 18 Nov - 12:18

DES PAILLETTES AU BEURRE FONDU. OMG. *A*
Non mais sérieux quoi. La vie.
Bref, merci ♥
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MessageSujet: Re: Paris c'est la ville de son coeur ◇ Eric } 100%   Lun 18 Nov - 19:16

Oh un nouveau membre 8D 

Je te souhaite la bienvenue !
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MessageSujet: Re: Paris c'est la ville de son coeur ◇ Eric } 100%   Lun 18 Nov - 19:19

Éwaaaai. Tremblez :krrkrrkrr:
Merci ♥
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Frozen Heart
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MessageSujet: Re: Paris c'est la ville de son coeur ◇ Eric } 100%   Lun 18 Nov - 19:42

Je t'ai découvert, mon cher petit Eric... prépare-toi à souffrir. >83

Blague à part, ça fait plaisir de te voir ici. :*

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MessageSujet: Re: Paris c'est la ville de son coeur ◇ Eric } 100%   Ven 29 Nov - 0:01

Merci petit Randall ! ♥ *pensait l'avoir dis D8<*

VOILA. CAY FINIT. JE SUIS LIIIIIBRE *poutre*
J'espère que ca conviendra et que ce ne sera pas trop indigeste pour vos petites personnes.
Par ailleurs, si des experts de la période historique dont je parle passent par là et voient des incohérences, n'hésitez pas à me mp ♥
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Moon Engineer
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MessageSujet: Re: Paris c'est la ville de son coeur ◇ Eric } 100%   Ven 29 Nov - 0:17















Tu es Validé!!



C'EST NAZE CETTE FICHE ET TU LE SAIS. *PAN*

Fufuhuhu tu connais déjà mon avis donc, très bien documentée selon moi au niveau de la partie historique. J'aime énormément ce que tu as fait à partir de ce prédef et la manière dont tu te l'est approprié. Tu le rend vivant et j'aime ça! Gloire à notre petit Frenchie/fouineur/alcoolo! 8D Tu es donc validé sans rien à redire, c'est juste parfait premier petit Innocent du forum~

Tu peux à présent aller créer ton journal intime, ta demande de relation, et bien entendu commencer à rp! Félicitations!

Silver.
(c) Fiche par Calys de L.Graph'



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Paris c'est la ville de son coeur ◇ Eric } 100%

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