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Poussière ♦ Naître, c'est faire naufrage sur une île.

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Celui qui souffle la poussière s'en remplit les yeux.
Masculin Messages : 53

Dans un coin de carnet
Surnoms honteux: L'Escarbille, le Singe, la Noiraude.
Ton monde (Guide, Prisonnier ou Architecte): Démentia.
MessageSujet: Poussière ♦ Naître, c'est faire naufrage sur une île.    Jeu 23 Jan - 19:08

Poussière ou l'Escarbille

"Les barreaux en fer sont mis pour la vie."


Date de naissance : Il ne sait plus. Âge : Il croit avoir 9 ans  et n'en parait guère plus, mais il est certainement plus âgé que ça. Sexe : Mâle. Orientation sexuelle : Tout.   Monde d'Origine : Terre.   Monde Actuel : En général Démentia, mais il vadrouille.   Groupe : Egaré.   Profession :  Garnement ?  

POUVOIR : Ombre.
A force de rechercher son ombre, Poussière a fini par la trouver. Et l'ombre a grandi, elle s'est étirée, nourrie, fortifiée. Elle est devenue son double, son âme soeur. L'Ombre est toujours là. Elle prend parfois la forme ordinairement plate et fade dont chacun dispose, simple procédé solaire sans indépendance aucune. C'est un leurre. Lorsque Poussière a peur, mal, faim, lorsque Poussière est en colère, en détresse ou qu'un élan cruel assaille son coeur malade, l'Ombre devient chose de vie, de mort, de conscience. L'Ombre devient monstre. Poussière la contrôle. Un peu. Dans sa tête qui fuse, il ordonne, incite, mouvant ses membres pour guider son arme-ami. Mais ça aussi, c'est un leurre. Depuis longtemps, Poussière ne contrôle plus son Ombre. C'est l'Ombre qui le contrôle. L'Ombre se délecte des pulsions agressives de son compagnon éternel, elle encourage sa rage, attise sa haine, ravive sa violence. Plus son petit maitre s'embourbe dans le noir de son âme, puis elle gagne en puissance. Son emprise s'accroît chaque jour. La clarté disparait peu à peu, l'obscurité devient tranquille et rassurante. Poussière ne se rend compte de rien. Il se laisse tendrement empoisonner par la sournoiserie, le vice, le doux murmure gluant que l'Ombre siffle à son oreille.
Son pouvoir, il s'en sert pour effrayer les autres, pour se défendre, puisque l'Ombre fait peur et l'Ombre peut couper. Mais surtout pour ne pas être tout seul. L'Ombre a un pouvoir d'obscurité, lorsqu'elle s'étale et avale les lumières. Elle se matérialise, se mouve et s'affranchit. Elle peut englober l'âme qui le fit naitre en son sein, Elle peut le porter, l'ensevelir, le bercer, le blesser, lui insuffler des rêves ou des cauchemars.
C'est sur lui-même que son pouvoir est le plus puissant, le plus redoutable. Les autres, il ne les atteint pas tant que ça.


Rang Désiré : Celui qui souffle la poussière s'en remplit les yeux.

Behind Blue Eyes
Physique

Minuscule. Un grain de poussière. L'Ombre lui a peu à peu volé ses couleurs. Poussière a le teint maladivement blême. Un corps chétif, grêle, avec des membres cure-dents qui se plient toujours un peu bizarrement, comme un singe, ou un jouet articulé. Une chevelure hirsute, épars, plutôt sale, d'un noir de jais qui n'a pas d'éclat. Yeux d'encre, sans iris - ou sans pupilles ? -, on en voit à peine le blanc et le regard est dérangeant. Ou dérangé. Il est mobile ou fixe, éteint ou étincelant, il n'a pas de mesure et pas trop de logique. Quand l'Ombre devient omnipotente, quand elle resserre contre son coeur et sa volonté son étau de ténèbres, les yeux deviennent rouges, le sang pulse et envahit le globe. Alors Poussière n'y voit plus rien, tout devient flou, morcelé, il s'agite et gesticule tout seul. Poussière n'est pas propre. Il n'aime pas se laver. Il n'a pas le réflexe de nettoyer les taches de terre ou de sang - ou d'autre chose - qui parcourent ses vêtements, sa peau, même ses cheveux. Lesdits vêtements, il les a trouvé à Neverland, sur un petit cadavre. Il ne les change jamais. Il a le visage incroyablement rond, lisse, doux, porte-étendard de cette enfance qu'il ne quittera pas. Il fait malade.

Psychologie

Les nerfs à vif mais l'esprit ailleurs. La mémoire vacillante, le coeur détraqué, la pensée confuse. Poussière ignore tout du bien et du mal. Poussière ne sait pas ce qui est grave ou pas. Poussière sait à peine dire quand il a mal, faim ou froid. C'est un enfant sauvage, brut, un petit funambule en exercice sur le fil de sa conscience. Il est enseveli de manies, de chimères, d'angoisses, il court partout et court en lui-même. Il est violent, méfiant, cruel parfois. Il rit de faire peur. Il voudrait de l'amour, quand même, du soin et du contact. Il sait pas comment faire. Il se laisse avoir facilement. Et l'Ombre l'embrouille, toujours, tout le temps. Il parait un peu attardé, comme ça. On voit qu'il manque d'éducation, qu'il manque d'affection, qu'il manque de toutes les choses qui auraient pu faire de lui un homme. C'est un oisillon pas bien beau qui tente de faire son nid partout, sans trouver les bons composants. Alors il se roule en boule dans un coin, comme un petit chien, l'Ombre comme couverture. Il est débrouillard, à sa façon. Même s'il pisse partout. Quand il a faim, il pique dans les poubelles, mendie, troque, capture des insectes. Il s'offre même, des fois. Quand il est trop crasseux, il se rince dans les flaques ou les fontaines. Quand il a les doigts gelés, il trouve des allumettes, il crame des planches de bois, il entre dans un bâtiment abandonné, ou alors il se colle contre quelqu'un, même si c'est pas quelqu'un au coeur très sûr. Il se rend pas compte lui, il est vraiment ailleurs, vraiment plus là. On ne peut pas savoir ce qui se passe dans sa tête. Un rien l'attire, un rien le rebute, un rien le fascine. Il est comme pas fini. Il ressent plein de choses, ne croyez pas le contraire ! Mais tout est tourbillonnant, instable, illogique. Il ne peut rien réfléchir, rien raisonner. Il s'exprime à sa manière, avec des dessins dans la cendre ou à la craie, avec des chansons atonales parsemées de mots comme des jets de lave, avec un regard qui étincelle comme un milliard de bougies. Il est naïf et il est farouche, il est brutal et il est tendre, il est intense et fragile. C'est le gamin bizarre. Poussière de rien, poussière d'étoile, poussière de grenier, poussière de bois, poussière de fée.

Once Upon A Time
"Gai, innocent et sans coeur."


Les souvenirs sont dilués, maintenant. Poussière oublie. Poussière ne sait pas s'il a eu un vrai nom, un nom d'humain, un nom d'enfant. Poussière ne sait pas tellement ce qu'il était avant d'être poussière. Et si on lui demande ce qui l'a rendu comme ça, Poussière dira qu'il a toujours été comme ça. C'est peut-être vrai, finalement.

Poussière, c'était l'enfant à problèmes. Il fallait de la force pour l'aimer. Il fallait du courage pour le porter. Être résistant, patient, conciliant. Un enfant lourd, envahissant, incompréhensif. Un boulet de canon qui fonce tête baissée contre les murs, riant aux éclats tandis que le front vire au violet. Un électron trop libre qui explose pour un rien, hurle, déchire, casse, et n'a même pas peur de la douleur. Un concentré de rêves illogiques, de rituels entêtés, de requêtes insensées... Il n'avait certainement pas toute sa tête.
Un genre d'autiste non défini, dont personne ne voulait plus. Trop violent, trop imprévisible, trop inadapté... Et puis, il lit de travers, ce gamin, l'école, c'est foutu d'avance.

Poussière ne s'inquiète de rien. Rien ne l'atteint, il est trop haut, trop loin. La mère maigrit, pâlit, ses joues sont creusées de larmes et son corps secoué d'angoisse. Elle est à bout. Qu'est-ce qu'on va faire de toi, mon petit ?
Poussière continue de jouer, de se parler tout seul, de tourner en rond, d'arracher le papier peint, de tirer la chasse d'eau à répétition et de jeter les livres par terre. Il rit souvent, avec son rire bizarre, un peu illuminé, un peu lent. La vie pour lui, ce n'est qu'une succession de sentiments très bruts. Il est entier, sans mesure, sans retenue. Il ne grandit pas.
Il exprime tout ou n'exprime rien. Il faut le surveiller pour qu'il aille aux toilettes. Il ne sait pas se laver tout seul. Il parvient à peine à s'habiller. Il faut ruser pour le faire manger, veiller pour le faire dormir. Il ne s'adapte pas. Les autres doivent s'adapter. La mère en perd ses cheveux. Poussière la trouve belle, quand même.

Poussière a un déguisement de singe. Une sorte de cagoule épaisse au pelage très doux, avec des oreilles, des drôles de pieds comme des mains, et une queue qui s'enroule. Poussière fait le singe, à la maison, dans la rue, à l'école, même dans le bus où les gens agressent la mère de regards éclairs.
Rien ne calme Poussière. Rien ne peut le toucher, l'approcher, rien n'accède à sa conscience. Son regard est fuyant, hyperactif, ailleurs. La mère le sert contre elle, tellement fort. Elle a peur qu'il lui échappe.

Le père ne l'aime pas. Poussière l'inquiète, le dégoûte, le déçoit. Il ne sait pas quoi en faire. Poussière est encombrant. Défaillant, sale, anormal. Il le bouscule, l'insulte, le moque. Mais Poussière ne pleure jamais. Il couine fort, comme un singe, et se pince la peau jusqu'à laisser une grosse trace.
Poussière n'est pas si bête. Il est en retard, mais pas attardé. Il comprend plein de choses. Il dit plein de choses. Il voit plein de choses ! Des choses que les autres ne comprennent, ne disent et ne voient plus. Il suit son propre chemin, préférant sauter de branche en branche que de marcher sur le sentier tracé. Il est libre. Mais seulement en lui-même.
Parce que tout le monde le perturbe, l'agite, le réprimande, le menace, le condamne. Ils le rendent fou de colère. C'est pour ça que Poussière frappe, se frappe, et c'est pour ça que c'est encore pire. C'est pour ça qu'il arrête de grandir, qu'il devient malade, et que son corps se recroqueville de plus en plus, comme une chrysalide.
Les enfants de son âge le dépassent. Une tête, puis deux, et bientôt on ne le croit plus quand il dit son âge. Lui, il s'en fout, y a que les parents que ça inquiète. Si on le traite comme un bébé, il restera un bébé ! Si c'est ça être un adulte, il ne sera jamais un adulte ! Qu'on l'empêche donc de grimper aux arbres, il cessera de marcher, de parler, il rampera sur le sol en gémissant. Il dérange, il embarrasse, et plus le père gronde, plus le père secoue, plus il en fait.

Après avoir tout essayé, le déménagement dans une ville pittoresque, les professeurs particuliers, les séances de psychiatrie, les séjours à la campagne, les enseignements atypiques, les hormones de croissance inefficaces... La mère aux traits qui s'affaissaient jour après jour offre un livre plein d'images à Poussière. Poussière découvre le héros de l'enfance. Avec les fées, les pirates, les peaux-rouges, et toute la magie du monde dans une seule histoire. Peter Pan devient son obsession, son manège incessant, sa source de foi, de joie, et de tout tout tout. Poussière veut des déguisements, des affiches, des jouets. Plus rien d'autre ne l'intéresse. Il parle comme il n'a jamais parlé. Il arrache des sourires à sa mère. La poudre de fée a investi le coeur de Poussière.

Poussière développe une fascination pour les ombres. Peter Pan n'est pas seulement un conte pour lui. C'est une encyclopédie, la vérité révélée sur l'univers entier, une bible absolue. Si l'ombre de Peter peut se détacher de lui-même, la sienne le peut aussi. Poussière se met à parler à son ombre. Il se met à la voir bouger, à lui répondre, à l'apprivoiser. L'ombre devient un ami. Et les yeux tendres de la mère se voilent à nouveau du rideau de l'inquiétude. Non, non, Poussière... Pourquoi tu gâches tout...
La violence comme ultime espoir, la violence parce qu'elle n'en peut plus maintenant, la mère le saisit par les bras et le remue comme un panier à salade. C'est inventé, Poussière ! C'est une histoire ! Neverland, ça n'existe pas ! Et Peter Pan n'existe pas ! Les fées n'existent pas ! Ton ombre n'est pas vivante ! Il faut que tu arrêtes, Poussière ! Cela doit cesser, tu comprends ? Si tu continues, on pensera que tu es fou ! On t'enfermera chez les fous !

Mais Poussière est trop haut maintenant. Le discours glisse sur lui, frôle sa conscience sans la saisir. Il la mord, pour la première fois. La mère pleure, mais pas pour ça. Elle l'a perdu.


Ce soir-là, Poussière décide de prouver qu'il a raison. La violence de la mère l'a ébranlé, contrarié, il en a froid partout. Il cherche du réconfort, parce qu'il est tellement seul maintenant. Puisque même la mère l'a secoué. Mon ombre, mon ombre... L'ombre a disparu. Poussière cherche dans tous les coins, mais l'ombre a disparu. Les gestes brusques et fébriles, il cherche une réponse dans son livre plein d'images. C'est que quand il lit, toutes les lettres se mélangent et ça ne veut plus rien dire. Mais pas grave, parce que l'image explique tout, l'image dit l'indicible. Poussière sait où est son ombre.

Il sort dans la rue. Personne ne le remarque, la mère est trop occupée à pleurer, le père à grogner. Il va leur montrer ! Ils verront, ils verront.
A l'origine, Poussière cherche un bâtiment assez haut pour pouvoir décoller. Il erre dans les rues, salue les chats de gouttière, tout fier de son projet. C'est là que la musique l'attire. Vraiment comme un aimant, comme un moustique, c'est puissant et doux à la fois. Poussière approche et ses grands yeux noirs découvrent l'enfant à la roulotte. Poussière a peur, les poils se dressent dans sa nuque, mais il ne peut pas reculer. La musique infiltre ses oreilles, ses pores, et gagne l'âme titubante.

L'autre sourit, approche, donne un billet qui brille à la lumière du réverbère.
Il lui désigne une direction. Poussière obéit. La mélodie le poursuit un moment avant de le laisser partir. Poussière est tout bizarre, il ne sent plus bien ses doigts et a comme de la brume dans le cerveau. Il va dans une ruelle et on lui demande :

– Où tu vas, petit ?

Poussière répond :

– A Neverland.

On lui fait signe. C'est pas là, Neverland. Va voir à côté. Poussière marche, tranquille et mécanique. Ses doigts graciles serrent le papier luisant.

Même question.

– A Neverland.

C'est la bonne. Poussière s'agrippe au bras du Guide qui le condamne sans lui dire. S'il lui dit, Poussière n'a pas compris. C'est déjà trop tard. Poussière hurle, pas comme un singe, pas comme un détraqué, il hurle comme un enfant qui a vraiment peur. Au moment où les pieds touchent le sol, Poussière chancelle, tombe, et puis vomit, vomit, vomit. Ça tourne encore furieusement dans sa tête.
Puis il se relève et regarde tout autour. Il reconnait tout de suite. Il est à Neverland.

Bonjour mon Pays, mon beau Pays ! Regarde, je ne t'ai pas trahi ! Regarde, je n'ai pas grandi !

Et en effet, pas grandi d'un pouce. Les pédiatres s'affolent tandis que la mère se désole, tandis que Poussière se shoote aux fariboles. Il est si fier, lui ! C'est un succès, une victoire, un accomplissement invisible. C'est pas une maladie, pfeuh. C'est de la magie.

Mais Poussière... Tout n'est pas comme dans le livre d'images. Tout n'est plus. La jungle est sauvage mais pas si belle, remplie de pièges et de terreurs. Les peaux-rouges ne sont pas sages et pacifiques, ils veulent même te bouffer. Les enfants perdus, y en a plus. Y'a que toi. Et même toi, petit Peter Pan qui montre les dents, avec ta foi inébranlable et ta force d'enfant, même toi tu ne pourras rien face à tous ces grands.
Les pirates sont les pires, ils ne sont pas bariolés et fantoches comme dans le livre. Ils sont dégoulinants de réalité, ils puent pour de vrai, ce sont des adultes en puissance qui brisent la fantaisie de l'île sous leurs rires gras.

Poussière, les larmes qui jaillissent des yeux, court pendant toute la nuit et grimpe tout en haut d'un arbre, perché comme un singe gracile ou un oiseau malhabile. Il gémit comme un animal blessé.
Puis, tout en bas, émergeant du sol et rampant sur le tronc... Mon ombre, mon ombre. Un sourire vient fleurir sur son visage mouillé, son visage tout rond. L'Ombre est devenue bien grande, bien puissante. Elle l'enrobe tout entier et lui fait fermer les yeux. Poussière pourrait rester là pour l'éternité.

Mais il y a la mère. Sa mère.
Poussière ne l'a pas oublié. Elle hante sa mémoire, ses mots résonnent encore sous son crâne, sa peau frémit au souvenir de son contact. A présent que son Ombre est là, tout près, si belle et si forte, il va lui montrer ! Tu vois bien que tout ça existe maman ! Mais je te pardonne, tu sais, je te pardonne...

Pourtant, quand Poussière regagne la rue, le pas fouetté par la hâte, quand Poussière retrouve sa maison, il est déjà oublié. Il ne prend pas peur tout de suite. D'abord il frappe à la fenêtre. La mère et le père le voient, mais ne le voient pas. Le regard de la mère est vide, pâle, creux comme deux orbites sans rien dedans. Plus d'amour dedans. La mère a même peur. Quel est cet enfant si sale, si bizarre ? Il me fait peur, chéri, tire les rideaux s'il te plait. Poussière ne comprend pas. Il ne sait pas qu'il est déjà Poussière. Que Neverland lui a tout pris. Que son Pays l'a avalé pendant des nuits et des nuits, des nuits de plusieurs années. Il ne voit que sa mère au regard comme un gouffre. Elle tient la main d'un petit garçon qui n'est pas lui.
Le père ferme les rideaux. Poussière voit encore les silhouettes derrière la fenêtre.


– Maman, c'est moi ! C'est moi ! S'il te plait, maman ! Ne m'oublie pas ! Ne m'abandonne pas ! Je suis ton Escarbille, tu disais, tu disais...

Ses poings frappent contre la vitre, ses mots rebondissent dessus. Le coeur de Poussière se déchire de tous les côtés, ça fait un mal de chien, ça va jusqu'au bout des doigts, jusqu'au fond de l'âme.
L'Ombre grandit a ses côtés. Elle a des yeux, une bouche, des dents, elle est plus noire que le désespoir.

Le père abaisse les stores.
Le silence revient, perforé par les hoquets dissonants de Poussière. L'Ombre le traine plus loin, dans sa nuit, dans son nid. L'Ombre prendra soin de lui.
Poussière ne comprend toujours pas. Poussière ne comprend pas qu'il est vraiment comme Peter Pan, maintenant.


AUTRES INFORMATIONS

♦  Poussière est profondément dyslexique. Alors il déteste avoir à lire quelque chose.

♦  Poussière traine souvent dans les bas-fonds de HellishDale parce qu'il adore les catins  (il aime parler des "seins", ça le fait rire et lui fait se sentir libre). Et aussi parce qu'il a contracté une forme d'accoutumance à la colle que certains gamins consomment dans les rues.

♦  Poussière est précoce sexuellement, il ressent déjà des choses dans son pantalon et ça le "démange" facilement, comme il le dit. Il a tendance à vouloir toucher, regarder, sentir l'intimité des gens, surtout ceux qu'il aime bien. Il peut aussi se frotter contre eux, ou contre des objets, ce qui offre un spectacle à la fois déconcertant et un peu dégoûtant. Cette précocité est certainement liée à de sales expériences, mais il ne s'en souvient pas.

♦  Poussière a un genre de syndrome autistique qui n'a jamais été clairement défini, c'est pourquoi il aime les choses répétitives. Il adore ainsi tracer des formes géométriques, en particulier des ronds, à l'aide de sa craie. Il le fait un peu partout (sol, murs, tables...). A l'inverse, les lumières trop vives (tel que les néons), les sons trop forts ou trop aigus, les goûts trop prononcés lui sont intolérables, et certaines couleurs, visions, le dégoûtent.

♦  Poussière ne supporte pas la crême glacée, le dentifrice, la chantilly, les yaourts, le lait, et supporte encore moins de voir quelqu'un en manger. Cela le révulse sans qu'il ne puisse l'expliquer. En revanche, la boue, la terre, la morve, et autres substances répugnantes ne le repoussent pas du tout.

♦  Poussière est infiniment sensible à la musique. Écouter une mélodie le rend statique, absorbé, comme sous hypnose. Il peut se mettre à trembler à l'entente d'un morceau émouvant ou véhément.

♦  Poussière adore jouer du tambour. Il est assez chiant avec ça, surtout qu'il ne sait pas vraiment en jouer en vérité.  

♦  Poussière parle sans arrêt à son Ombre, même si celle-ci demeure sous sa forme ordinaire. Il l'adore et la redoute. Il la présente aux autres comme une chose tout à fait anodine.

♦  Poussière éprouve une attirance dévorante, un peu morbide, pour Silver. Il est terriblement jaloux de sa protégée et tente de lui plaire par tout moyen. Ainsi, il parcourt les mondes à la recherche de petits trésors - du fait qu'il ne sait pas reconnaitre la valeur d'une chose, ils ne sont pas bien précieux, mais son attention l'est - qu'il offre ensuite à l'Architecte de Dementia. Il regrette que son Essence ait été donné à Michael. Il aurait voulu qu'elle appartînt à Silver !

♦  Poussière aime les maquettes, dans le coin insalubre où il reste souvent, dans le parc abandonné de Démentia, il a tâché de reproduire ce qu'il a vu des mondes. Il le fait en terre, avec des morceaux de bois ou de ferraille, et quelques machins qu'il a sûrement volé. Dans cette entreprise, il est particulièrement appliqué. A dire vrai, on dirait un tout autre enfant, un tout autre regard, tant il est calme, sérieux et méthodique.

♦  Le monde où il passe le plus clair de son temps est Dementia. Il fuit Neverland qui l'a traumatisé. Il essaye de demeurer auprès de Silver quand celui-ci l'accepte. La demeure de la Démence est ce qui évoque le plus un foyer à ses yeux. Les jours où Silver ne veut pas de lui, Poussière insiste et multiplie les tentatives. Il faudra qu'il soit blessé profondément, ou ait éprouvé une peur panique, pour qu'il s'en aille pour de bon.

♦  Poussière a un côté très farouche, très violent. Son Ombre y trouve son énergie. Au-delà de ça, il donne l'impression d'être incivilisé, presque arriéré, compulsif et agressif. Il mord, par exemple. Il griffe. Il suffit qu'on lui paraisse trop brusque, trop suspect, et il montrera les crocs. Surtout qu'il essaye de ressembler à Silver ! Il adorerait avoir ses dents !

♦  Poussière se prend souvent pour un singe. Il imite le singe, grimpe aux arbres, essaye d'attraper des choses avec ses pieds... C'est assez irritant. On ne sait même pas d'où ça lui vient.

♦  Poussière se parle beaucoup à lui-même, pour se rassurer ou s'engueuler... Il lui arrive de parler de lui à la troisième personne, aussi.

♦   Il est très porté sur l'auto-mutilation, mais toujours compulsive. Il se frappe, se cogne la tête, s'arrache les cheveux, se plante les ongles dans la peau... Il a du mal à comprendre ce qu'est la douleur. Parfois elle lui échappe, il voudrait la saisir. Parfois elle lui parait nécessaire, soulageante. Salvatrice, même. Il ne s'est jamais fait trop mal jusqu'à présent, mais il n'est pas rare de le voir avec des bleus, des égratignures, voire quelques traces de dent...

♦  Il se méfie des Guides. Il est impressionné par les Architectes. Il aime bien l'Ephémère. Il a peur d'être mangé par Silver. Mais il ne parle pas à grand monde, Poussière.



Derrière l'écran

PAN. → Âge : jeune pour toujours   Sexe : garçon  qui vole Comment avez-vous connu le forum ?  : Sous d'autres visages et d'autres noms, je connais Silver. Il a certainement intimé au Lapin de me racoler !   Personnage de l'avatar : Pride - FMA Code du règlement : Code validé par Silver~ Un autre compte ? : Non.
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Moon Engineer
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Surnoms honteux: Bestiole; La Démence; Le Truc; La Mante Religieuse...
Ton monde (Guide, Prisonnier ou Architecte): Dementia
MessageSujet: Re: Poussière ♦ Naître, c'est faire naufrage sur une île.    Jeu 23 Jan - 20:05















 Tu es Validé!!



OMG JE SUIS EN AMOUR. Poussière quoi, ce personnage ;_; On a envie de lui faire des câlins et ce petit détraqué en fait. (Bon pas trop, je veux pas mourir.)

Tout est en ordre et le personnage s’imprègne même parfaitement dans l'univers du forum. Tu y a ajouté énormément de petits détails ce qui est très appréciable! Je veux être ta maman. L'histoire de l'Ombre est également très sympathique à intégrer à ton perso, surtout au niveau du côté "double tranchant". Tu nous as fais un personnage très plaisant, à la fois adorable et malsain, c'est grandiose~ De plus, le contexte du forum est parfaitement intégré!

Tu peux à présent aller créer ton journal intime, ta demande de relation, et bien entendu commencer à rp! Félicitations!

Silver.
(c) Fiche par Calys de L.Graph'



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Cadow
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Poussière ♦ Naître, c'est faire naufrage sur une île.

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