Partenaires




 


Partagez|

Une âme de trop? [PV Harael]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage

Invité

Invité
MessageSujet: Une âme de trop? [PV Harael]   Jeu 22 Mai - 17:47





Un moulin à parole... Une machine à bruit et à vent... Une foutue grande gueule, voilà ce qu'il lui avait ramené. L'agitateur avait commencé dés le premier jour, malheureusement, Whilem était absent lors de son arrivée. Maintenant, il devait s'occuper de ce menu problème avant qu'il ne devienne plus pressant.

De toute évidence, ce sujet là ne savait pas à qui il s'adressait, ni tout à fait où il se trouvait... En fait, il ne savait probablement pas grand chose à voir ses grandes envolées sur la démocratie et les droits de l'homme. Pathétique... Il parlait tellement pour ne rien dire que l'Architecte avait failli oublié pourquoi il était devant lui. Il l'insupportait au point qu'il hésita à l'interrompre et à l'abattre sur place.

Mais sa politesse était légendaire, et il préféra reprendre une gorgée d'eau distillée, effleurant les glaçons octogonaux qui y flottaient mollement du bout de ses lèvres. Si il avait accepté de le recevoir en doléance, c'était pour être bien sûr de comprendre les idées qu'il avait essayé de mettre dans la tête de ses esclaves.

Parce qu'il ne fallait pas avoir peur des mots et qu'il fallait bien appeler les choses par leur nom, Whilem les avait toujours appelé ainsi. Et peu importe l'effet que ça leur faisait, il n'en avait rien à faire. Celui qui n'était pas d'accord pouvait penser ce qu'il souhaitait, mais au moindre faux pas, c'était le jardin du silence qui recueillerait ses plaintes.

Il était une fois encore entrain de lui rabacher les oreilles avec un discours sur la fraternité, la solidarité et "à travail égal salaire égal". "Le prolétariat a des droits". Qu'est ce qu'il ne fallait pas entendre. L'homme de glace jeta un regard froid sur son serviteur et ses ailes blanches. Au moins, il avait la satisfaction de voir qu'il n'était pas le seul à se lasser de l'importun.

Il ne le tuerait pas en tout cas. Pas question d'en faire un martyr. Il pourrait lui couper la langue, mais le tapis blanc ne saurait souffrir un tel affront... Il ne lui restait pas tant de possibilité que cela. En tout cas, si il daignait fermer sa grande gueule un jour. Machinalement, il remit son gant gauche en place. Il regarda à nouveau Haraël, manqua de croiser ses yeux et reporta prestement son attention sur l'autre.

Il n'avait pas envie de voir ces foutus yeux, pas avant d'avoir régler son compte à cet imbécile d'humain. D'ailleurs, il en était arrivé au point où l'interrompre ne paraissait plus tellement une impolitesse. Il prit quand même le soin de regarder discrètement sa montre. Assez que pour ne pas être insistant mais suffisamment ostensiblement pour que l'autre comprenne... Enfin, c'était peut-être lui donner une intelligence qu'il n'avait pas...

"Vous m'écoutez?"

Ouf, il n'en croyait pas ses oreilles. Une question, enfin, une ouverture dans ce discours interminable. Un monologue digne des pires rebuts de son espèce, les politiques. Il plongea ses yeux froids dans ceux humide et globuleux de son interlocuteur mal rasé. Il se fit la réflexion qu'il allait peut-être commencer par là d'ailleurs... Une fois qu'il l'aurait empêcher de parler une bonne fois pour toute.

"J'entends. Tout ce que vous proposez est fort bien... Mais je pense que vous n'avez pas exactement saisi ce qui vous arrive. Vous n'êtes pas ici en tant qu'homme libre, et vous êtes encore moins impliquer dans le processus décisionnel. Mais, je dois bien reconnaître votre ardeur et... Ne m'interrompez pas!"

Il avait hurlé et à dessein. Si il y avait bien une chose qu'il détestait c'était qu'on l'interrompe quand lui avait eu la patience d'écouter. Sa voix se répercuta en écho dans tout le hall. Il avait plus de coffre que ce à quoi on pourrait s'attendre. Et l'autre semblait un peu abasourdi par le changement de ton brutal. Il se redressa lentement et révisa imperceptiblement sa position sur son grand siège de glace aussi sobre qu'imposant et pure comme les lacs gelés de ses montagnes. Puis, il reprit, calme.

"Et je compte bien la traiter avec l'attention qu'elle mérite. Voyez vous, je n'aime pas les agitateurs. Ils font du bruit et dépense de l'énergie inutilement. Vous défendez le peuple dites vous? Mais en réalité, vous vous êtes trompé de cible. C'est plutôt vous-même que vous auriez dû protéger... Avant que l'alcool ne vous mène dans mon monde. Et sachez bien qu'ici... je suis le seul maître."

Il appuya avec emphase sur un des symboles de la commande enchâssée dans l'accoudoir comme il appuyait en articulant parfaitement sur les dernières syllabes de sa phrase. L'instant d'après, le sol s'ouvrit sous les pied de son "hôte" qui pu tomber comme le gros sac qu'il était sur le siège qui s'élevait lentement.

Automatiquement, ses pieds et ses mains furent entravé par la machine donc l'appui tête était entouré de nombreux bras mécaniques où brillaient des outils divers. Lorsque le siège fut enfin à niveau du sol, un bras imposant sous tenant une lampe digne d'un bloc opératoire surgit à son coté droit, de même qu'une console juste au pied de ce prisonnier, avant que le tapis ne reprenne sa place.

Lui se leva calmement et sorti d'une de ses poches une petite pochette en plastique avec à l'intérieur une aiguille recourbée et du fil blanc. Il n'aimait pas la crasse mais il aimait que les choses soient bien faites et pour cela, il fallait qu'il les fasse lui-même. Il descendit les marches tandis que le gros se débattait en vain contre ses liens d'acier. Il décocha à son Guide un regard glacial.

"Regarde ce que je vais faire à ta petite plaisanterie et que ça te serve de leçon pour la prochaine fois où tu voudras ramener des incapables sans leur expliquer les règles du jeu en cours de route."

Il appuya par habitude sur le deuxième item en partant du haut sur la console et continua à s'avancer vers la tête de sa victime, désormais immobilisée par une sorte de tenaille et un collier de titane. Il sortit l'aiguille, passa le fil du premier coup dans le chas de celle-ci et se pencha entre deux des serres du siège pour commencer son oeuvre.

L'autre essaya de crier, tenta de mordre même mais sa poigne était trop forte et l'aiguille relia d'un premier point ses deux lèvres. Les yeux froids et concentrés, visage fermé, il poursuivit son oeuvre en silence tandis que l'autre voulait hurler et se débattait, maintenant plus pour la douleur qu'en guise de rébellion. Il fit un nœud avec le fil et le sectionna à l'aide d'une paire de ciseaux dans un portoir sous le dossier de ce trône incongru.

"Bien sûr, je ne peux pas vous laisser comme ça. Cela ferait une immonde cicatrice et puis, le fil pourrait se déliter ou bien vous pourriez l'enlever. aussi, je crains fort qu'il me faille vous amputer de tous vos traits.... Et vous offrir une petite liposuccion également, ça ne ferait pas de mal."


Il tapota quelques instruction sur la machine et laissa le programme se mettre en route. Une perfusion d'un liquide argenté dans le bras gauche, une bleutée dans le droit, trois rouge sous la clavicule et puis le balais des griffes métalliques et de leurs outils. La liposuccion serait réalisée plus tard par un de ses chirurgiens. Les machines ne pouvaient hélas pas tout faire...

"Je me demande si je n'ai pas oublier d'enclencher le programme d'anesthésie... Enfin, je suppose que si il avait mal, il me le dirait..."
Revenir en haut Aller en bas

Une âme de trop? [PV Harael]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Fée Verte :: Au-Delà des Frontières :: Les Souvenirs Perdus :: Les Rps Abandonnés-