Partenaires




 


Partagez|

Et tignasse blonde commanda une petite vodka à Monsieur le barman [Randall Vial]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage


avatar
Féminin Messages : 18

Dans un coin de carnet
Surnoms honteux: Lil' / Petite fée dorée
Ton monde (Guide, Prisonnier ou Architecte): Prisonnière de Neverlaaaand
MessageSujet: Et tignasse blonde commanda une petite vodka à Monsieur le barman [Randall Vial]    Jeu 28 Aoû - 17:37



Diable. Qu’il était difficile de passé à HellishDale de nos jours. Fut un temps, il suffisait de choper un guide par le coltard et se laisser trainé par ce dernier entre les dimensions, mais maintenant c’était tout un dédale. Certains faisait payer les voyage, quel idée abjecte ! Ils sont cool les guides de Neverland, ils sont fabuleux les petits soumis de Peter, tellement beau qu’on en vomirait des paillette. Bon, c’était peut-être exagéré… Pour peu qu’on mesuré quelques centimètres à peine et qu’on est aussi discrète qu’une mouche, tout doit bien se passé. Encore faut-il attendre la nuit tomber, parce que messieurs et mesdames ont – on ne sait pourquoi – choisit la nuit pour intervenir. «  Tout ça pour se donner un genre ténébreux, style le personnage super mystérieux qui sort des ombres … Pff ! Tu parles », mais attendez ! Ne vous sauvez pas ! Une fois qu’on est dans cette charmante ville qui sent bon l’absinthe et le vomit, qui chante les jouissements non dissimulé de ses demoiselles des trottoirs et dont l’allure donne une folle envie de partir en courant, pour peu qu’on est un peu de raison. Bref, une fois arrivé là, quand on fait ma taille et qu’on bouge doucement, comme un petit papillon de nuit se baladais sans rien demander à personne – pour une fois – il faut encore esquiver ses satanés chats de gouttières qui se révèle être aussi tenaces que des chiens enragé.

- Casse-toi, sale chat ! – Fit-je en lançant ma botte.

Il ne m’avait fallu qu’une seconde pour retrouver une taille – et une apparence – humain avant que ce chat noir ne m’avale. Voilà ma raison principale de ne pas aimer les chats : ça vous mange ! Et en plus sa vous oblige à sauter à cloche pieds jusqu’à votre godasse que vous aviez dut lui balancer quelques secondes apparemment et à prier pour ne pas trébuché et vous manger la superbe flaque d’eau tinté de noir. Que ce soit le noir de la nuit ou le noir qui recouvre le sol d’HellishDale, je n’ai aucunement envie d’arriver à ma destination trempé.

Pour une fois que j’ai fait un effort. Pour une fois que j’arrive à Hellish avec un T-shirt presque blanc – attendez avant de soupiré, j’ai dû le cadeau dans un vieux tronc d’arbre pendant des semaines – un short en jean et des bottes en cuir neuve. Neuve. Rien que pour se mot vous pouvez m’applaudir. Vous n’imaginez pas quel mal j’ai eu à avoir ses bottes. Fallait entrer dans la boutique fermer depuis déjà plusieurs heures, trouver les bottes à ma tailles dans le soir, évité de déclenché une alarme et surtout repartir avec sans éveillé l’attention. Mais bon, j’en suis pas peu fier aujourd’hui, elle sont chouette et elle vole assez bien en direction des félidés. Une fois mon précieux récupéré, mes vêtements épousseté et une main passé dans ma longue tignasse blonde, je pus reprendre ma route.

Marchant d’un pas sûr, tournant à droite, puis à gauche sans prendre la peine de regarder le nom des rues. Se promenant rapidement, comme si j’avais quelques choses à fuir, qui sait …  Me forçant à ne pas courir vers la zone d’exile, ce petit bar sûrement ouvert depuis quelques heures, ce petit coin propre et soigné où les mortels se mêlait à ses êtres fait de vices et de noirceur, le tout s’accordant en une douce mélodie. C’était un lieu rare, que j’appréciais fortement. D’une part parce qu’aucun architecte ne pointerai le bout de son nez – Donc, pas moyen de voir Peter ici – et parce que l’alcool qui s’y trouvait m’était servi par une veille connaissance qui ne me forçait pas à payer de ma poche. Enfin, c’était vite dit. Il faudrait bien que je le paye un jour, mais si les autres clients laissaient trainé leur portefeuilles sous mes mains plus souvent, mon ardoise serai surement moins remplit.

Après avoir soupiré, évacuant, chassant le stress qui m’avait suivi de Neverland, je pus pousser, avec le plus grand calme, la porte d’Underground. Tout était comme je l’avais laissé. Tout était calme, peu de monde s’y trouvaient et derrière son comptoir se tenait Randall, un verre à la main. Je vins m’assoir après de lui et passa commande d’un ton léger.

- Un verre de vodka, barman.
 

_________________

Lorsque le premier bébé rit pour la première fois, son rire se brisa en un million de morceaux, et ils sautèrent un peu partout. Ce fut l'origine des fées. - Sir James Matthew Barrie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Frozen Heart
Masculin Messages : 72

Dans un coin de carnet
Surnoms honteux:
Ton monde (Guide, Prisonnier ou Architecte):
MessageSujet: Re: Et tignasse blonde commanda une petite vodka à Monsieur le barman [Randall Vial]    Jeu 11 Sep - 10:20

« Éclat de lumière dans l'obscurité »

Rares étaient les fois où le propriétaire de L'Underground passait derrière le comptoir pour servir en personne ses clients. La plupart du temps, on le trouvait à son bureau ou bien en train d'aller de table en table, s'assurant que ses habitués ne manquaient de rien, entamant quelques brèves discussions avec les nouveaux venus qui ne manquaient jamais d'être charmés par l'ambiance de l'établissement si particulier. Rares étaient ceux qui repartaient mécontents de leur périple, exception faite bien sûr de ceux qui étaient entrés avec l'intention, secrète ou non, de causer du tort à l'homme de glace, d'une manière ou d'une autre, directement ou non. Ce soir pourtant, Randall avait prit place derrière le comptoir avec son meilleur barman à ses côtés, vérifiant un verre ou deux, un réflexe destiné davantage à lui occuper les mains qu'à réellement vérifier le travail impeccable du vampire qui lui tenait lieu de barman, un non-mort de qualité qui était assez vieux pour tenir ses pulsions sous un contrôle que beaucoup qualifieraient de parfait. L'arrivée d'une tignasse blonde bien connue ne manqua pas d'attirer le regard du propriétaire qui la suivit des yeux jusqu'à-ce qu'elle ne s'installe au comptoir. Les videurs l'avait laissée passer sans problème, elle état une habituée depuis bien longtemps, tout comme à l'accueil on savait quelle ne transportait jamais d'objet susceptible de déranger certaines des créatures qui tenaient lieu de clients à l'endroit. En somme, la tignasse blonde était toujours bienvenue à L'underground.

- Bonsoir Libellule, il y avait longtemps que je ne t'avais vue.

Un bref et extrêmement léger sourire au coin des lèvres pâles de Randall, tandis que d'un signe de tête il indique à son barman qu'il va s'en occuper. La bouteille de vodka ne tarda pas à déverser son contenu dans un verre, le tout surmonté d'une petite ombrelle colorée aux tons clairs et chaleureux. La main glaciale poussa doucement le contenant face à la jeune femme et le propriétaire l'observa attentivement, sa haute taille se pliant légèrement pour lui permettre de se rapprocher un peu.

- Je constate que tu te portes à peu près bien.

Randall l'observa plus avant, reprenant son air grave, poli et courtois qui le caractérisait si bien. Il portait toujours le même long manteau noir, ses cheveux blancs rejetés en arrière dans une coupe courte et élégante, son teint d'une blancheur presque irréelle, quoique magnifique, aussi attirant que le marbre blanc des colonnes de certains vieux temples oubliés, sa voix grave au ton calme et posé, toujours maitrisé, si parfait dans l'ensemble qu'on devinait aisément que tout n'était que façade et politesses. Seules les rares esquisses de sourire qu'il laissait parfois à l'intention d'une poignée d'élus indiquait sa capacité à éprouver quelque chose, fut-ce des plus fugaces.

- Quel bon vent t'amène, petite fée dorée ?

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Féminin Messages : 18

Dans un coin de carnet
Surnoms honteux: Lil' / Petite fée dorée
Ton monde (Guide, Prisonnier ou Architecte): Prisonnière de Neverlaaaand
MessageSujet: Re: Et tignasse blonde commanda une petite vodka à Monsieur le barman [Randall Vial]    Jeu 11 Sep - 19:16



- Bonsoir Libellule, il y avait longtemps que je ne t'avais vue.

D’une voix posé, poli, servit avec cette petite douceur qu’on l’a qualifié d’accueillante. La voix de Randall, heureux de voir arriver une connaissance. C’était pas trop son genre de montré ses émotions, lui c’est le style iceberg par excellence. C’pas le bonhomme de neige qu’on rêverait d’avoir dans son jardin, mais plutôt les petits glaçons bien carré qui se trouve dans le verre de vodka qu’il vient de me servir. Mais bon, il est sympas Randall. Il offre le toit et le couvert pour peu qu’on l’enquiquine pas trop, il rend des services aussi, mais ceux-là par contre, son paillant.

On s’est rencontré y’a longtemps, y a « un bail » comme dirait les plus rustique. Il m’a aidé, il y a des années de cela, alors que j’étais perdu avec ma tristesse entres les rues de ses guides soumis et leur fichu impasse. Il m’a proposé sa demeure, ce petit coin de paix qu’il a forgé. J’y suis allé, j’ai vu et j’y suis resté depuis. Certains préfèrent un parc dont la nuit est chassée par quelques lanternes, moi je préfère Underground, l’alcool et mon ardoise de trois kilomètres. J’passe pas si souvent que ça, mais on me connaît bien ici et je n’ai jamais eu de problème avec qui que ce soit… C’est si rare de nos jours, que j’ai des ennuis avec personne.

Lui et moi, nous somme ses êtres centenaires qui vivons entre les mondes. Ses pauvres âmes égaré qui on trouver leur place dans un monde emplie de noirceur, lui en particulier tout compte fait. Fort heureux de la vie qu’il mène actuellement, dans ce petit coin de paix qu’il à crée de ses mains. Moi, c’est autre chose, c’est une fuite continuelle. Une peur immortelle de ce que sera demain et de ce qui se cache dans l’obscurité, moi, c’est ce petit insecte perdu qui cherche à survivre dans un monde remplie de pirate et de poisson pourris, mais de moi on se fiche.

C’vrai que Randall est plus intéressant, « attirant » c’est le mot. Ce genre de gars charismatique qui nous intrigue dès qu’on le voit, et auquel ont ne peux s’empêché de pensé tard dans la nuit. Couplé à cela cette folle envie de le connaitre et surtout, d’entré dans ce petit cercle privé que sont ses amis. Le tout brodé d’utopie et de rumeurs sans queue, ni tête. Si seulement ils savent tous ce qui entourait ce bonhomme glacial.

- Une éternité, ma foi. Mais je te rassure mon gars, t’as pas changé depuis la dernière fois.

Toujours aussi grand, toujours ce fichu manteau noir et ses cheveux blanc. A croire qu’il avait peur du changement. Par contre, le gros défaut physique de ce mec, c’est sa grande taille. Un autre aurait pensé à ses cheveux grisâtres qui lui donnaient un petit air vieillot, mais non, car pour regarder Randall dans les yeux, on est obligé de lever la tête et à force, ça vous défonce la nuque. C’comme les petits chiens qui finissent par avoir mal à la nuque à force de regarder leur maitre, qui pour eux doivent paraitre gigantesque. Plus qu’à payer le vétérinaire pour la pauvre petite fée que je suis, mais fort heureusement, il choisit de se courbé pour mieux me parler. J’aurais pas élevé la voix si ses oreilles, haute perché, n’aurait pas entendu le son mielleux qui sortait de ma bouche, de toute façon. Je pris et plia la petite ombrelle qui découvrait mon verre et mit l’extrémité dans ma bouche, léchant les quelques gouttes d’alcool qui s’était accroché au petit morceau de bois.

- Je constate que tu te portes à peu près bien.
- Comme un charme ! – Fit-je en buvant une bonne partie de mon verre.
- Quel bon vent t'amène, petite fée dorée ?

Je grimaçai. L’alcool venait de me bruler la gorge, mais comparé à ses paroles, cette brûle m’agaçait mille fois moins. Je le foudroya du regard, avec cette petite mine boudeuse que personne n’arrive à prendre au sérieux – surement à cause de mes origines qui m’empêche de faire la gueule, sans qu’on s’en moque – Je l’aimais pas qu’on parle de cela, qu’on m’appelle « petite fée » et cela pour plusieurs raison. Premièrement, j’aime pas qu’on relève ma petite taille. Si je me tue à prendre une humaine, c’pour avoir un taille normal, ok ? Secondement, personne ne crois aux fées. Notre existence devient une telle utopie, que si ce monde corrompue découvrait notre peuple on finirait toutes au fond d’une cage. Saleté de glaçon ambulant.

- C’est pas ton charmant minois congelé en tout cas, mais j’ai eu vent d’une nouvelle boisson que ton cher petit bar propose. Boisson que tu vas m’offrir n’est-ce pas ? Au pire, c’est pas grave ton barman payera pour moi. – Je n’avais pas attendu qu’il me réponde, je jeta un bref regard au barman, suivit d’un petite phrase et continua à parler à ce cher Randall. – Tu ne le sais pas encore, mais t’es déjà d’accord. Enfin bon, c’pas que, mais j’ai fait un long voyage pour venir ici et j’ai, comme qui dirais, des ampoules aux pieds.

C’est vrai. Les chaussures sont cool, mais atroce à portée. Je suis sûr que je peux éclairer les Champs Elisée avec des pieds aussi amoché. Je m’accoude sur le comptoir, les jambes replier sous mon siège, je tire la tronche à mon verre grandement entamée.

- J’aime pas que tu m’appelles comme ça, tu le sais pourtant. – Fini-je par dire après un court moment de silence.

Je saisit mon verre et le finit cul sec. Y’a pas à dire, j’aime pas qu’on appelle « Petite fée ». C’est tellement dévalorisant… tellement tendre et magique… Tellement pas moi en fait.
 

_________________

Lorsque le premier bébé rit pour la première fois, son rire se brisa en un million de morceaux, et ils sautèrent un peu partout. Ce fut l'origine des fées. - Sir James Matthew Barrie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Frozen Heart
Masculin Messages : 72

Dans un coin de carnet
Surnoms honteux:
Ton monde (Guide, Prisonnier ou Architecte):
MessageSujet: Re: Et tignasse blonde commanda une petite vodka à Monsieur le barman [Randall Vial]    Ven 12 Sep - 0:26

« Un soir similaire à d'autres »

Randall avait noté l'air bougon de son hôte lorsque cette dernière entendit l'appellation qu'il avait pour elle. Bien sûr il n'y avait pas de quoi se vexer, sauf si l'on faisait un complexe d'infériorité par rapport à sa taille, ce qui à bien y réfléchir était le cas de bien des fées, mais tout de même. Le propriétaire de L'Underground peinait à comprendre cet état de fait, sans doute parce que sa propre stature ne lui permettait pas de l'envisager, même avec moult efforts. Il se contentait d'accepter de ne pas tout savoir, bien qu'il en connaisse tant, faisant fi du reste et agissant selon les situations qui se présentaient à lui.

- Avec ton expérience, j'aurais pensé que tu avais depuis longtemps compris qu'il s'agissait d'un compliment sur ta beauté et non une remarque sur ton physique.

Un air toujours aussi calme et posé, bien que les yeux froids pétillent d'une lueur amusée et maline. Pour autant le propriétaire jeta un regard bien moins amène à son barman, qui haussa les épaules, l'air de ne pas vouloir s'en mêler, avant que l'être de glace ne reporte son attention sur la fée ayant pris forme humaine. Comment pouvait-elle encore se sous-estimer après toutes ces années, encore une chose que Randall ne comprenait pas, mais il fallait avouer que question relation chaleureuse, ce n'était pas lui qui détenait la palme, oh non, loin de là.

- Disons que je vais te l'offrir en compensation de l'offense involontaire que je t'ai faite, nous éviterons ainsi d'alourdir un peu plus ton ardoise.

Remarque doucereuse et subtil rappel de sa tolérance à son égard, car jamais ses tributaires ne devaient oublier qu'il demeurait seul maitre à bord en ce qui avait trait à sa rue et à son établissement. Bien sûr il tolérait bien des choses pour venir en aide à certains de ceux qui avaient perdus leur Essence, mais pour autant il savait rappeler son intransigeance par son côté glacial.

- Si tu as mal, nous avons une trousse de soin. Et si tu as faim, fait-le-moi savoir dans l'instant pour que je puisse donner des directives à ce sujet. Nous avons un nouveau serveur et il serait regrettable qu'il ne soit pas au courant de tes avantages temporaires en ce lieu.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Féminin Messages : 18

Dans un coin de carnet
Surnoms honteux: Lil' / Petite fée dorée
Ton monde (Guide, Prisonnier ou Architecte): Prisonnière de Neverlaaaand
MessageSujet: Re: Et tignasse blonde commanda une petite vodka à Monsieur le barman [Randall Vial]    Sam 13 Sep - 10:48



- Avec ton expérience, j'aurais pensé que tu avais depuis longtemps compris qu'il s'agissait d'un compliment sur ta beauté et non une remarque sur ton physique.

Niah niah niah ! Bah oui, c’est facile à dire pour une grand perche qui voit le monde de là-haut, mais tout le monde n’est pas aussi sage que le grand Randall, d’autre ne peuvent simplement pas accepter leur propre corps. Je me supporte déjà très bien, mon corps est parfaitement former, mais sous cette apparence de fée, qu’il semble affectionné, je deviens vulnérable à tout et n’importe quoi. Insectes, rats, crapaud, oiseaux, chat, chien, sont mes prédateurs et quand ce n’est pas eu que je dois esquiver de justesse c’est les gros pieds des hommes de la ville, c’est les nuages de gaz qui pourrait me tuer en une bouffé et surtout, le papier tue-mouche. Vous savez, ce truc dégeulace, jaune et collant qui se recouvre en un rien de temps d’une centaine de cadavre de mouche dans la salle à manger de votre grand-mère ? Et bien ça, les enfants, c’est la pire invention de l’homme. Je n’ose imaginer combien de pauvre fée des dents y sont resté à cause de ce truc immonde. C’est sans parler sur la symbolique des fées à Neverland, que ferait Peter s’ils savaient que nous vivons encore ? Je ne veux pas qu’on me sache fée, car je ne veux pas qu’on m’enquiquine à longueur de temps, cherchant à me capturé et à me vendre comme une vulgaire esclave. Je veux rester libre dans ce monde putride, où l’argent est devenu le maitre mot. Je veux continuer à me battre sans risque de perdre espoir de quitter ma petite prison de verre qu’on eut forgé pour moi seule.

Face à sa remarque, je roulai des yeux sans prendre le moindre soin pour masquer un mouvement exagéré. Qu’est-ce qu’il peut se montré agaçant quand il s’y met.

- Avec ton expérience, j’aurais pensé que tu savais que je n’aimais pas que me complimente ainsi, en mettant en avant l’espèce auquel j’appartiens.

J’avais été plus aimable, je l’admets. J’avais été quelques peut lunatique à partir du moment où il m’avais rappeler mes origines lointaine, mais j’vois pas pourquoi je devais m’en vouloir. Depuis le temps qu’on se connaissait, il aurait prédire ma réaction.
Lui au contraire, c’était relativement compliquer de prévoir ses réactions. Toujours aussi calme et stoïque, le visage comme geler par une voile de glace immortel, je n’avais jamais réussi à lire ses sentiments. Seul quelques rares moments me laissait l’occasion d’observer ne sourire heureux, ses yeux perdu dans un vague souvenir, mais rien d’autre. Ce sont ses longues années que nous avons passé à nous côtoyez qui m’ont permit de prédire quelques réactions que le propriétaire d’Underground pourrait avoir. Je sais qu’il est malin, alors qu’il ne se souvienne pas des choses qui m’agacent à tendance à m’énerver. Encore plus s’il se permet de les oublier.  

- Disons que je vais te l'offrir en compensation de l'offense involontaire que je t'ai faite, nous éviterons ainsi d'alourdir un peu plus ton ardoise.

Au moins, il sait se faire pardonner. Bien que ma bouche resta close quelques longues minutes, un large sourire finit à se dessiné sur mes lèvres. J’avais beau lui en vouloir, encore et toujours, rancunière que je suis, mais l’idée qu’il cède, d’une certaine manière, à ce petit caprice me met en joie. Je devrais bouder plus souvent ma foi, cela apporte moult avantage.

- Ah ! Tu as toujours sut te faire pardonne Randall. – Fit-je d’un ton mielleux.

Le ton mielleux est ma spécialité. Dans mon éventail de mauvaise foi, c’est dans le domaine de la flatterie que j’excelle. Un compliment par-ci, une mine impressionné par-là, le tout surmonté d’un petit sourire adorable. Les hommes sont souvent facilement à ma manipuler, mais interlocuteur n’est pas de ceux dont je vide les poches quand j’ai besoin d’argent. Heureusement, sinon je l’aurais déjà abandonné au fond d’un marécage depuis des années de cela.  Le mieux chez Randall, c’est sa discrétion. Je peux lui confier les pires ignominies, je peux être certaines qui les livrera à personne. Et j’ai un exemple de poids, depuis que nous nous somme rencontré, il reste le seule être vivant à garder précieusement mon plus grand secret. C’pas vraiment comme si j’avais le choix de lui faire confiance ou non, mais il est vrai que je lui dois un grand service depuis le jour où il m’a ramené à Neverland. Il garde secrets mon appartenance depuis, grand maitre malgré tout, le plus grand mal que j’eus connue de ma longue existence.

Quand j’arrive ici, je prie souvent qu’aucune connaissance ne s’y trouve, qu’il aille toujours bien et qu’aucune personne comme moi ne soit venue lui chercher quelques informations. Je n’ai jamais été déçue, pour le moment, et j’espère le rester pour une éternité.

- Si tu as mal, nous avons une trousse de soin. Et si tu as faim, fait-le-moi savoir dans l'instant pour que je puisse donner des directives à ce sujet. Nous avons un nouveau serveur et il serait regrettable qu'il ne soit pas au courant de tes avantages temporaires en ce lieu.
- Je t’en prie, c’pas quelques ampoules aux pieds qui mérite de sortir « la trousse de soin d’urgence pour client amoché ». Je ne compte pas faire un marathon dans la soirée, donc pas besoin de tant de petit soin, cher proprio chéri. J’pense que mon petit verre sera, en revanche, un bon remède contre la douleur et ma mauvaise humeur.

Je lui souris, avec cette pointe de malice. J’attends patiemment qu’il me serve et me redresse quand le verre se retrouve devant moi. Après un bref « Merci chef », je n’hésite pas à boire une gorgée de ce précieux liquide qui m’est offert et reprend la discussion.

- C’vrai que ça fait un bail, mine de rien. Fut un temps où je venais plus souvent. Quels nouvelles fraiches à tu as me donner ?
 

_________________

Lorsque le premier bébé rit pour la première fois, son rire se brisa en un million de morceaux, et ils sautèrent un peu partout. Ce fut l'origine des fées. - Sir James Matthew Barrie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Frozen Heart
Masculin Messages : 72

Dans un coin de carnet
Surnoms honteux:
Ton monde (Guide, Prisonnier ou Architecte):
MessageSujet: Re: Et tignasse blonde commanda une petite vodka à Monsieur le barman [Randall Vial]    Sam 27 Sep - 20:09

« Petits échanges amicaux »

On ne pouvait pas dire que le propriétaire de L'Underground traitait mal ses clients les plus fidèles ainsi que ses habitués, mais lorsqu'on avait vécu suffisamment longtemps, on finissait par sélectionner les choses dont on voulait se rappeler, occultant ou oubliant tout simplement le reste. Ce n'était pas là la preuve d'une quelconque mauvaise volonté, rien qu'un besoin de faire le tri afin d'éviter de finir saturé d'informations. Lorsqu'on avait dépassé plusieurs fois la centaine d'années, il convenait de prendre certaines précautions pour ne pas se noyer de souvenirs. Pour autant Randall écouta Libellule avec son calme imperturbable habituel, comprenant comme toujours que son complexe d'infériorité par rapport à sa petite taille de fée la dérangea, tout en trouvant étrange qu'elle n'ait toujours pas réussit à le surmonter. Il faut dire qu'elle était encore jeune, presque un nouveau-né pour le pluricentenaire, alors forcément, il lui pardonnait ce genre d'humeur. Un petit acquiescement de la tête et voilà le serveur qui dépose devant la jeune femme un verre de sa boisson préférée. Oh oui, il savait toujours comment se faire pardonner, il n'y avait pas qu'elle qui excellait dans l'art de la manipulation.

- N'abuse pas de ton remède cependant, je ne voudrais pas être obligé de t'offrir le gite pour ce soir, sauf si tu es en souffrance à ce sujet.

Une manière comme une autre de demander si tout allait bien pour elle et si elle n'était pas en fuite, sous couvert de bonnes manières et de sous-entendus polis. Randall avait le don pour deviser d'une manière qui datait d'une toute autre époque, ne trouvant son égal -et non son rival- en la personne de Bartel, un sage hirsute à l'air farouche et perpétuellement amusé, mais qui gagnait à être considéré pourvu qu'on sache lire entre les lignes et l'apprécier à sa juste valeur. Ce n'était certes pas les ampoules aux pieds de Libellule qui allaient inquiéter le propriétaire de L'Underground, mais cela ne coutait rien de demander, juste au cas où. Le fait qu'à son tour la jeune femme vienne glaner quelques informations ne manqua pas de faire naitre une lueur dans le regard de l'être glacial, qui hocha légèrement la tête.

- Il n'y a guère de nouvelles fraiches, mais les choses semblent commencer à bouger dans les autres mondes. J'ai pu constater un accroissement des allées et venues, ainsi qu'une augmentation des activités de certains Guides. L'un d'eux a même osé venir ici pour tenter de me prendre des clients une fois qu'ils quitteraient les lieux, c'est dire comme les temps changent. Et toi, qu'as-tu à me raconter que je ne sache pas déjà ?

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar
Féminin Messages : 18

Dans un coin de carnet
Surnoms honteux: Lil' / Petite fée dorée
Ton monde (Guide, Prisonnier ou Architecte): Prisonnière de Neverlaaaand
MessageSujet: Re: Et tignasse blonde commanda une petite vodka à Monsieur le barman [Randall Vial]    Ven 26 Déc - 16:58


Je me moquais bien de son conseil, qu’il soit avisé ou non, l’alcool est sans conteste le meilleure des remèdes que j’eut connue. Nulle plante n’est capable d’endormit aussi bien les douleurs, qu’elles soient physique ou mentale. Nulle plante n’est capable de me mettre dans un tel état d’euphorie. Je répondis à ses conseils par un petit geste de la main, vague et désintéresser. Pour une fois que je n’ai pas quelqu’un qui me colle au bask’, tout va bien se passé. Parfois, j’ai l’impression que Randall est plus mon père ou mon grand frère plutôt qu’un vieil ami, et il n’y a pas situation des plus désagréables que de se sentir rattacher à un être vivant par un tel lien. Si j’ai quitté les miens il n’y a des années de cela, ce n’est pas pour m’attacher une fois de plus à quelqu’un.

- Il n'y a guère de nouvelles fraiches, mais les choses semblent commencer à bouger dans les autres mondes. J'ai pu constater un accroissement des allées et venues, ainsi qu'une augmentation des activités de certains Guides. L'un d'eux a même osé venir ici pour tenter de me prendre des clients une fois qu'ils quitteraient les lieux, c'est dire comme les temps changent. Et toi, qu'as-tu à me raconter que je ne sache pas déjà ?

Je me fige soudainement. Ce n’était pas bon, pas bon du tout même. Si les guides étaient assez fous pour se risquer à venir aux portes du domaine de Randall c’est que quelques choses se passaient et ce n’était pas bon du coup. Je fronça les sourcils et porta l’ongle de mon pouce à ma bouche pour le mordiller, bien sûr que j’avais entendu la fin de la phrase de mon camarade, mais les nouvelles qui m’apporta me préoccupai beaucoup et avait immédiatement changé mon attitude. De joviale et relativement détendue, voilà que je m’étais courbé au-dessus de mon verre en me mordant le bout des doigts.

- Pas grand-chose de nouveau à Neverland. Tout est toujours aussi crade que la dernière fois que tu es passé et les habitants toujours aussi sombrent. Cependant, on n’entend guère parler des activités de Peter depuis un bout de temps, même dans les plus petites ruelles malfamé.

Enfin, c’est pas comme si Peter donnait beaucoup de nouvelles en générale, mais il arrivait toujours que quelques pirates crée des fuites, des petites brèches qui me permettait de savoir où était les guides et quand allaient-ils partir. Pourtant, tant de zèle de leur pas n’était pas normal, même pour les sbires de Peter.

- D’après ce que je sais, le Guide que j’ai emprunter pour venir ce soir était à son premier tour de la soirée, pourtant … Raah.

Oui, j’étais contrarié. S’il y a bien une chose qui m’insupporte au plus haut point est de ne pas savoir et … Bon dieu, comment ai-je put manquer ce détail ? Comment ?

- Combien de temps cela fait que les guides se risque à venir jusqu’à tes portes ? – Lui demandai-je en chuchotant.

Je ne pouvais plus rire, je ne pouvais plus jouer avec Randall, tout était devenue trop important désormais. Il n’y avait pas que les humains qui étaient en danger, moi et surtout moi étaient la première concerné par les passages de ses petits esclaves. Si jamais on apprend que je passe du temps par ici, je risque d’avoir de sérieux problèmes, car un prisonnier de Neverland n’est pas censé le quitter. Mes jambes tremblent toutes seules sous le comptoir, j’ai peur, je m’impatiente, je déteste cela.

HRP:
 

_________________

Lorsque le premier bébé rit pour la première fois, son rire se brisa en un million de morceaux, et ils sautèrent un peu partout. Ce fut l'origine des fées. - Sir James Matthew Barrie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Et tignasse blonde commanda une petite vodka à Monsieur le barman [Randall Vial]    

Revenir en haut Aller en bas

Et tignasse blonde commanda une petite vodka à Monsieur le barman [Randall Vial]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Fée Verte :: HellishDale :: Les Bas Fonds :: L'Underground-