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Le début d'une nouvelle époque.

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Le Croque-Mitaine, Roi des peurs et des cauchemars.
Masculin Messages : 36

Dans un coin de carnet
Surnoms honteux: Le Croque-Mitaine
Ton monde (Guide, Prisonnier ou Architecte): Là où l'on a peur.
MessageSujet: Le début d'une nouvelle époque.   Dim 5 Oct - 12:23

Une nuit comme les autres sur les Bas-Fonds d'HellishDale. Une nuit de ricanements, de rires, de beuveries, de murmures inquiétants, d'ombres encapuchonnées dans les dédales obscures, et autant d'autres choses bien étrange. Mais dans une de ces rues se passait quelque chose d'inhabituel. Un petit duo fort mal assortit se dirigeait d'un bon pas vers l'un des bars les plus prisés de la ville, l'attirant Underground, sous les regards des ombres.

-Vas-tu arrêter tes simagrées ?

D'un geste vif, Hans dégagea sa main de celle de celle d'Erithea qui se plaignait qu'il marche trop vite. Elle en avait alors profité pour tenter un nouveau contact, ce qui exaspéra le Croque-Mitaine au plus haut point.

-Maintenant pour toi comme pour tous ceux qui vive ici, c'est marche ou crève. Tu n'es plus dans ton parc. Alors tu va devoir apprendre à être un peu plus énergique. Bienvenue dans la véritable HellishDale mademoiselle Seiko.

Sans rien ajouter de plus, Hans continua d'avancer, la gamine tentant de le suivre tant bien que mal avec sa peluche dans les bras. Après avoir traverser un rue au relents d'alcool et d'ordures, et dont les dalles sentaient la moisissure et la musses humides, les deux Égarés arrivèrent à une petite intersection. Le vagabond fit alors signe à Erithea de s'arrêter et de rester derrière lui. Hans passa alors discrètement sa tête hors du mur qui les séparait de la rue adjacente. Il put alors voir leur destination : l'Underground. Hans n'y était pas venu depuis des années. Le bâtiment extérieur n'avait pas changer : une sorte de vieille grange en ruine qui semblait prête à s'écrouler à tout moment.

Un petit bruit à peine audible attira l'attention du vagabond. Quelque chose traînait dans les ombres, hors de sa vision. Même lui était incapable de dire d'où cela venait exactement. Hans connaissait depuis longtemps le propriétaire de ce bar. Et il avait parfaitement conscience que ce dernier pouvait déjà être au courant de sa venu. Les yeux dans les ombres pouvaient être exploités si on avait les moyens de les monnayer.

-Reste ici pour le moment. Ne fais pas de bruit, ne bouge pas, ne cris pas… Bref, ne fais rien tant que je ne suis pas revenu.

Sans un bruit, Hans disparu à son tour dans le noir, hors de la vue de qui que ce soit. Il s'arrêta dans un cul de sac, pas très loin de l'Underground. S'assurant que personne ne l'avait suivit, ce dont il pouvait être sûr désormais, il se laissa aller. Une fumée noire commença à s'échapper de tout ses vêtements, le couvrant petit à petit. Il disparaissait dans ces ténèbres effrayantes, elles l'engloutissaient. Ses mains laissèrent place à des griffes en fer sombres et articulées, son corps s'estompa sous une masse sombre et informe. Son visage disparut, et une lueur rouge apparut à l'endroit ou se trouvaient ses yeux. Dans le silence le plus total, le Croque-Mitaine s'envola au dessus des murs et se dirigea vers l'Underground, invisible au yeux même des ombres.

Arrivant devant la porte du bar, le premier obstacle fut le vigile. Le Croque-Mitaine s'éleva alors dans la nuit et contourna le garde, ce dernier ne se doutant même pas de sa présence.

-C'est encore le même. Avec un peu de chance, ce sera le cas pour les employés.

Sans s'attarder, le spectre pénétra dans l'établissement. Il esquiva les deux jeunes femmes qui siégeaient devant la porte à battants noirs de la même manière. Il regarda alors par l'encadrure. L'Underground était bondé, comme il s'y attendait.

-Navré mes agneaux, mais ce soir ne sera pas une bonne nuit.

Il tendit alors ses longues griffes de fer, et comme si il griffait l'espace lui même, il appela à lui les cauchemars des clients du bar. Aucun d'entre eux ne se rendit compte de quoi que se soit. La fumée noire s'échappa de leurs corps, et tous tombèrent en un instant dans un sommeil de plomb, certains dans leurs assiettes, d'autres sur les canapés. Et le Croque-Mitaine se délecta de chaque peur, chaque phobie, chaque petite inquiétude jusqu'à la dernière.

-Dormez mes petites, dormez. Car ce soir votre nuit sera agitée.

Et il disparut comme il était arrivé.

Dix minutes plus tard, Hans et Erithea pénétrèrent dans l'Underground, constatant que tous les clients avaient perdu connaissance. Les seuls personnes encore conscientes étaient le dj et certains serveurs. Si Hans les avait laissé éveillés, c'était pour éviter qu'une panique générale ne s'empare des clients. Les employés du bar étaient pour la plupart des types qu'il avait déjà vu auparavant. Ils étaient donc "préparés" à une potentiel visite de certains "habitués".

-Viens, il faut que tu rencontre quelqu'un.

Il alla alors s'installer au bar, face au barman qui lui aussi avait perdu connaissance, et semblait passer un mauvais moment.

*Un jeune… L'ancien aurait sans doute encaissé.*



édit : Terminé. Vous pouvez poster. ^^
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La Porteuse de Joie
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MessageSujet: Re: Le début d'une nouvelle époque.   Mar 21 Oct - 18:51

Erithea se sentait fière, il lui semblait que ce contact s’était prolongé un peu plus que le précédent, à peine une seconde mais cela lui convenait. Si Hans mettait plus de temps à réagir c’est qu’il s’habituait, lentement soit, au contact humain. D’ailleurs, la gamine pariait, au vu de son air bourru et solitaire, qu’il établissait d’ores et déjà un record de proximité et d’interaction avec un autre être humain et elle comptait bien l’encourager à poursuivre ses efforts. Elle n’avait cependant pas le temps de réfléchir au comment car il lui fallait maintenant presque courir pour ne pas perdre de vue leur guide qui pressait le pas. Teddy ne cessait d’être bousculé et fit très clairement comprendre à son amie que ce genre de transport turbulent ne lui convenait guère. Celle-ci, bien trop occupé à garder Hans en vue, ne prit pour une fois pas la peine de rassurer la peluche et profita de la halte imposée par l’adulte pour reprendre son souffle. Celui-ci semblait méfiant et inquiet, peut-être craignait-il de tomber nez à nez avec les architectes, d’après la manière dont il en avait parlé dans le parc il ne semblait pas les porter dans son cœur :

-Reste ici pour le moment. Ne fais pas de bruit, ne bouge pas, ne crie pas… Bref, ne fais rien tant que je ne suis pas revenu.

La prenait-il pour une gamine ? Erithea voulut protester mais l’adulte était déjà parti. Peut-être le lieu de voyage devait rester secret. Donc, elle obéit et profita de ce temps de répit pour se concerter avec Teddy quant à l’avancement de leur projet et quant à celui qui lui était venu à l’esprit lors de leur course : repeindre ces sordides ruelles en orange afin qu’elles paraissent plus chaleureuses, même de nuit. Ainsi les gens se sentiraient bien mieux dans leur peau rien qu’en y circulant. Mais pour cela il lui faudrait trouver beaucoup de pots de peintures et puis nettoyer un peu car l’odeur nauséabonde forçait le visage à grimacer et sourire, de ce fait, devenait bien plus compliqué. Alors que Teddy, pétillant de joie dans ses mains, inspirait à sa compagne l’idée d’une grande fresque illustrant toutes les petites joies de la vie comme le soleil qui se lève, des enfants sur une balançoire ou un bon chocolat chaud, Hans revint et lui enjoignit de la suivre. Cette fois-ci pas de prise de main sinon le rôdeur démasquerait le jeu des deux complices. Erithea fut surprise en entrant dans le bar, premièrement car elle s’étonnait que leur guide ait prit tant de précautions pour se rendre dans un lieu public et, deuxièmement car tous les clients dormaient. Etait-ce donc ça la clé du voyage ? Le rêve ? Mais Erithea rêvait souvent dans son bac à sable du parc, elle soupçonnait même Teddy de visiter des mondes oniriques pendant la nuit. En effet, certains matins il semblait se réveiller de meilleure humeur que d’autres, néanmoins tant qu’il ne parlerait pas elle ne confirmerait jamais ses suppositions. Mais si Hans voulait la faire dormir elle ne dirait pas non, et irait se blottir contre un ou deux clients pour partager leur chaleur et du contact, et si leur nouvel ami voulait se joindre à eux il serait le bienvenu. Cependant elle remarqua que les visages des dormeurs étaient tous déformés par d’horribles grimaces qui l’amenèrent à penser qu’ils vivaient plutôt un affreux cauchemar que de doux songes. Il fallait absolument remédier à ça, car faire de beaux rêves amenaient à se réveiller le sourire aux lèvres, prêt à vivre pleinement la splendide journée qui s’annonçait. Erithea se dirigea vers l’homme affalé sur la table la plus proche et tira les commissures de ses lèvres. En effet, la joie et le sourire formaient un cercle vertueux, la joie entraine le sourire et cette simple action des zygomatiques permettait de se détendre et ainsi de laisser plus facilement le bonheur s’emparer de l’esprit. Ici, Erithea espérait de tout cœur qu’en forçant le malheureux à faire ne serait-ce qu’une esquisse de sourire, cela influerait sur son songe et le transformerai en joli rêve. Teddy participa aussi en se collant aux dormeurs pour les rassurer grâce à sa chaleur. Malgré leur bonne volonté, cela ne fonctionna guère. Peu importe, ils essayeraient sur tous les clients si cela s’avérait nécessaire.

HRP:
 
Edit : Voilà ton spoiler petite chose. 8D
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Frozen Heart
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MessageSujet: Re: Le début d'une nouvelle époque.   Mer 17 Déc - 7:53

« Qui ose venir pourrir ma soirée ? »

Il est certaines règles que tous doivent respecter au sein de son établissement et de cela Randall avait toujours été intraitable. On ne touchait jamais à son personnel, on respectait ses décisions et on s'en tenait strictement au règlement de L'Underground qui, à défaut de garantir votre accès, vous assurait de ressortir vivant de cet endroit et, en théorie, en un seul morceau. Le propriétaire était installé dans son bureau lorsque "l'attaque" avait commencé, occupé qu'il était à remplir une quelconque paperasserie obligatoire pour les mortels qui géraient la ville où il résidait depuis tant de siècles. La présence du Croque-Mitaine s'était faite sentir, mais de manière si insidieuse qu'il avait d'abord cru que ce dernier resterait correct ce soir encore. Ce fut une fois encore une déception et l'être au teint aussi pâle que la Mort elle-même laissa échapper un bref soupir blasé. Allons bon. Il quitta son siège de cuir si confortable et ouvrit la porte menant à la salle de la boite, constatant que ses employés étaient encore debout -à l'exception du dernier embauché, le pauvre- et que ses clients étaient tous évanouis, ou plutôt endormis. Un vigile vint le voir, l'air passablement excédé, désignant ses collègues qui commençaient à réinstaller plus confortablement les clients qui étaient mal tombés, soignant ceux dont le visage avait heurté un rebord de table, le sol trop dur ou même un couvert ou un verre qui se serait brisé sous l'impact. Encore des dédommagements en perspective à prévoir.

- Continuez même après son arrivée, il n'est pas au-dessus des lois.

Le ton glacial du propriétaire fit acquiescer vivement le vigile qui s'en retourna à sa tâche avec ses collègues. Dix minutes plus tard, on laissait entrer le Croque-Mitaine et son invitée, ces derniers se permettant déjà de toucher aux clients sous le regard mécontent des employés qui, visiblement, leur en voulait d'une telle mise en scène. Et tandis qu'ils prenaient déjà leurs aises, ce fut Randall qui s'avança à leur rencontre. Froid, austère, vêtu de noir et ne souriant pas -à l'inverse du client aux prises avec les doigts de la jeune fille- il fixa son regard glacial sur celui qui aimait à se faire appeler Hans Trapp et qui, hélas, n'en était pas à son premier coup d'essai entre ses murs.

- Je croyais vous avoir dit de ne pas importuner mes clients avec vos tours de passe-passe.

Bien sûr qu'il s'agissait d'un véritable pouvoir, mais le propriétaire était suffisamment mécontent de voir sa clientèle malmenée pour le faire savoir. Il s'approcha de la jeune fille et posa une main glaciale sur l'un de ses poignets, écartant doucement sa main du visage de son client.

- Lâchez-le voulez-vous, ce n'est pas un jouet.

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