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Bartel Pan - "Donne moi ton corps, je le ferai parler. Donne moi ton monde, j'en chasserai l’horizon."

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Chasseur d'horizons - Ombre sauvage
Masculin Messages : 234

Dans un coin de carnet
Surnoms honteux: Trop pour les citer ; on le dit volage, sauvage, presque fou peut-être. Amusez-vous avec ce matériel.
Ton monde (Guide, Prisonnier ou Architecte):
MessageSujet: Bartel Pan - "Donne moi ton corps, je le ferai parler. Donne moi ton monde, j'en chasserai l’horizon."   Lun 1 Juil - 17:37

Bartel Pan
Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté
-Paul Eluard

-Identité d'une ombre_

Nom : Pan. Mais seulement depuis onze ans...
Prénom : Bartel.
Date de naissance : 1 Décembre 1986. ( Sagitaire )
Âge : 27 ans.
Sexe : Homme.
Orientation sexuelle : Bisexuel. Peu importe qui, pourvu qu'on éveille son désir. Et qu'il est simple d'émoustiller Bartel... D'attirer son regard avide, et d'être pour lui une proie.
Monde d'origine : Terre.
Monde actuel : Inferna ? Plus ou moins. Bartel voyage, vogue entre les mondes. On ne sait jamais où il se trouve vraiment. Néanmoins, il semble avoir une préférence marquée pour Démencia et Inferna... Allez savoir pourquoi.
Groupe : Égaré.
Profession : Aucune. Il sait tailler le bois, faire de la poterie. Peindre. Dessiner. Mais Bartel n'a pas de métier. Il vole, séduit et accepte de petits boulots sans suite pour subvenir à ses besoins très restreints.


▬ Pouvoir- Empathie
Il sent l'émotion qui s'élève de vous. Vos sens lui parlent, votre corps fredonne pour lui ; température subtilement élevée, dilatation d'une pupille, souffle bloqué, frémissement d'une narine et crispation d'une gorge... Bartel comprend tout ce que disent votre cœur, vos poumons, les trais de votre visage. C'est autant instinctif que magique, à part égal un pouvoir surnaturel et un don inné sans origines fantasques. Il est né sensible au monde- le voilà devenu un un chasseur d'émotions.
Bartel ne comprendra pas forcément ce que dit votre corps. Il sent tout cela, sans aucun doute, et il y a une part de surnaturel dans sa manière de décrypter vos sentiments, mais il peut se tromper. Il n'est pas infaillible. Ce pouvoir s'allie à son propre jugement, et tout ce qu'il croit comprendre est donc parfaitement réfutable. Il n'est rien sans l'interprétation des signes envoyés... Et c'est là qu'il devient dés lors délicat d'en user.
Car tout est subjectif, et que Bartel ne sait qu'avoir raison. La plupart du temps, quand il est question des autres, il n'a pas tord. Il sait les juger, il connait leurs réactions à son égard, leurs intentions. La plupart du temps. Ou pas. Tout dépend de son humeur, et de ses pulsions. Il n'est sujet, pour lui, que de les assouvir, et en ce sens, il est facilement manipulable... Mais faîtes attention. Il déteste être dominé, abhorre l'autorité. Si jamais il prend conscience d'être un pion, alors Bartel fera appel à la violence qui dort sous son affabilité coutumière.
Du reste, prenez garde à ce pouvoir, qui bien qu'à double tranchant, lui révélera presque toujours un danger à venir. L'homme n'a pas survécu si longtemps seul pour rien.

Note : Note : Ce pouvoir se manifeste pour lui sous forme de synesthésies. Autant vous dire que Bartel ne fait pas que sentir des émotions ; il goûte aux gens qui le côtoient. Chaque émotion a un saveur, un parfum et une texture particulière... Et il va sans dire que là encore, à chacun ses nuances. Les possibilités en sont presque infinies.

Rang Désiré : Chasseur d'horizons - Ombre sauvage


▬ Physique
Souple et usé, comme une corde qu'il faudrait bientôt changer- Bartel est coincé entre deux âges. Ou peut-être même trois.
Il a le corps sec et noueux d'un homme qui ne connait par le repos. Tout en muscles durs qui lui taillent une silhouette résolument frappante. Épaules larges et robustes, longues jambes d'un marcheur avéré, torse aux reliefs immuables qui invitent à la caresse d'une main. Un corps captivant, une fois en mouvement, fascinant dans le roulement fluide de ses muscles. Bartel se déplace comme un fauve, ou presque. Il a la démarche assurée et prédatrice d'un homme qui a vécu près du danger toute sa vie ; et la grâce étrange d'un habitant des bois, d'une personne habituée à se déplacer en silence, cherchant ses appuis sur le sol pour ne pas prévenir sa présence.
Souple donc. Bien charpenté, agréable au regard. Mais usé aussi, râpeux au toucher.
Il n'est pas de ces éphèbes glabres qui attirent l’œil par leur teint de porcelaine pas même entaché de l'ombre de duvet. La vie au grand air, les voyage, le soleil et le vent l'ont façonnés tout entier, lui conférant autant ce qu'il y a de séduisant en lui que ce qui ne l'est pas. N'attendez donc pas de sa peau qu'elle soit lisse, satinée- il n'en est rien.
Tanné, le teint abrasé du vieux bronze, il est sous la paume tout à la fois rêche et dur. Ses bras n'exhibent pas de muscles nues et luisants qui reflètent pompeusement la lumière. Ils sont couvert d'une rude toison qu'on retrouve sur son torse, ses clavicules, en poils dressés sur ses épaules. Il n'est pas plus poilu qu'un autre, mais il n'a pas pris soin de le cacher, et les tissus râpeux ont durcis ce poil noir. Sur ses jambes, ils bouclent, s'entremêlent, et suivent le trajet jusqu'à ses pieds calleux. Sur son visage, ils forment un buisson obscur et épais.
Point de courbes épanouies qui lui dessinent une face agréable. Les contours en sont brouillés par des explosions noires qui lui dévorent les traits. Barbe drue en friche qui pousse sans crainte du rasoir, aussi fournie que l'est la forêt en feuilles. Dense plus que de raison, accentuant l'aspect sauvage de l'homme. Elle sillonne son visage, le domine.
En diapason, ses cheveux ont poussé sans qu'on se donne la peine de les mater. Ils ont bouclés, se sont emmêlés, ont déversés leur flot d'un châtain sombre ternis par le soleil sur ses épaules. Il les démêle parfois, rarement. Mais le plus souvent, ils restent semblable à des broussailles sèches, prolongés par sa barbe exaltée.
Pilosité dominante, laissée à ses fantaisies. Ce n'est pourtant pas elle qu'on remarque de prime abord, mais bien sa démarche, déjà évoquée. Elle le caractérise plus que cette toison abandonnée à une pousse sauvage.
Du reste, il ne se définit plus que par peu de choses. Ses yeux sont d'un marron verdâtre, qui tend à être plus clair que foncé. Sa taille le place légèrement au dessus de la moyenne, il en serait presque grand. Presque.
Il n'a de vêture que ce qu'il juge approprié selon le monde dans lequel il voyage. Des bottes la plupart du temps pour toutes chaussures, ou il va pieds-nus. A Inferna, il ne porte presque rien, tout au plaisir de se laisser voir et se gorgeant de soleil ; Aerials le voit engoncé dans ce qu'il trouve de plus chaud, tandis que pour Neverland une vêture légère lui couvrira le dos. Quant à Ténébris... Mieux vaut se fondre dans la masse.
Ne parlons pas de Démantia. Peu importe ce qu'il porte en ces lieux. Etant ce qu'ils sont, ils n'exigent pas d'attention vestimentaire particulière.
En conclusion ? Le physique de Bartel est au diapason de sa nature profonde. Il correspond à ce qu'il est, simplement. Corps souple, usé par les éléments, rude, d'apparence sauvage. Pas de faux-semblants. Le voir, c'est le comprendre d'office. Cependant, par quelque tour de l'existence, on ne peut pas lui donner d'âge précis. Sa carrure et sa barbe le font paraître d'âge mûr, oscillant vers la trentaine, ou la mis-trentaine. Sa démarche souple lui donne une vingtaine d'année bien sentis. Sa voix équilibre le tout.
Et ses yeux, avides, le rajeunissent encore. Alors même que ses gestes étoffent le compte de son existence.
Bartel est piégé entre vingt et quarante ans. On ne peut lui donner d'âge fixe, et ce n'est pas lui qui ira le révéler. Impossible de jauger cet aspect de sa personne- mais du reste, il est limpide. Sa sauvagerie est inextricablement mâtinée d'une franchise brutale... Et d'une sensualité qui affole les sens.
Pour son plus grand plaisir.

▬ Psychologie
Les mondes n'ont que des horizons- sans limites, il s'étendent, se déroulent. Point de murs aux yeux de Bartel... Il n'existe que des ouvertures.
N'attendez jamais de lui qu'il se pose quelque part plus d'une semaine, le bougre en est incapable. On le voit parfois, indolent, flâner plusieurs mois dans la ville basse d'Inferna, mais c'est que l'endroit lui plaît beaucoup. La liberté dont jouissent les âmes qui s'y perdent, et que certains considèrent comme une récompense, une faveur agréable que l'on obtient après quelque action rémunérée gracieusement, est pour lui une simple raison de vivre. Il s'y trouve donc tout à son aise, et, chose rare, plutôt apprécié. Quand d'autres mondes condamnent son impulsivité, sa promptitude à rire ou à hurler, et sa dépravation, Inferna lui offre un doux havre où se vautrer dans une existence sensuelle.
Sensuel, c'est d'ailleurs le mot qui décrit le mieux Bartel. Il jouit de son existence, surtout physiquement ; pour lui, pouvoir sentir est une bénédiction de tout instant, et il ne se prive pas de savourer les sens que la nature lui a offerte. Il aime toucher la matière qu'on lui oppose, palper les corps, goûter la chair offerte, glisser ses doigts dans des cheveux défaits ; humer le parfum d'une peau, effluves de sueur et d'odeurs qui se traînent languissantes, dans la courbe d'un cou, au bout des doigts dépliés... Entendre les voix qui se parlent dans le vide, sans même comprendre leurs mots, simplement pour s'emplir des chansons qu'elles échangent comme des morceaux d'arc-en-ciel, se boucher les oreilles dans une tentative de changer le monde avec des sons assourdis... Embraser d'un regard ardent la Lune pulpeuse d'un sourire qui décroche les étoiles pour les glisser sur les joues, dans les yeux ; descendre le long d'une clavicule au relief frémissant pour s'enivrer des courbes qui s'entrecroisent aux hanches, et là-bas glisser contre les jambes, pour mieux remonter ensuite. Et recommencer. Avec tous ceux qui croisent sa route, avec tous ceux qui viennent s'échouer sous son regard avide.
Bartel veut éveiller les sens d'une humanité entière au contact des siens propres.
Un pêché lui colle donc à la peau : la luxure. Avec lui, suivent la gourmandise, et l'orgueil. De ce fait Bartel donne parfois l'impression de ne connaître que les plaisirs, et de se vautrer dans une existence vaine qui ne parle qu'au corps et pas à l'intellect. Mais c'est faux. Nonobstant sa propension à la luxure, il n'en reste pas moins un homme intelligent. N'allez pas faire l'erreur de voir Bartel comme une bête sauvage, car ce serait oublier qu'il n'a pas toujours été ce voyageur exalté qui parcourt les mondes selon son bon-vouloir. Il aura vécu une vie entière d'une banalité relative avant d'en arriver là, comme tous les Égarés. Son éducation bafouée n'est pas totalement inhibée, et il a sut en garder les côtés arrangeants, à défaut de la décence. Jugez le comme un mufle, mais pas comme un imbécile. Derrière sa spontanéité et ses airs bravaches, se cachent la ruse et la réflexion. Et si de la première il fait peu usage, si ce n'est quand il est question de séduction, on ne peut pas en dire autant de la deuxième...
De séduction d'ailleurs, il est souvent question avec Bartel.
Il a pour toute gente confondue un appétit vorace, et au cours de onze années d'errance, sa faim insatiable de chair fraîche est devenue légendaire. Il est connu à travers les cinq mondes pour cette seule raison, et parfois son nom même est remontée jusqu'aux oreilles des Architectes... Car l'homme ne se contente pas que de folâtrer avec la populace, se mêlant à elle pour danser, chanter et plus si affinité ; il va jusqu'à harceler certains Guides, avec une ténacité qui frise l'obsession. Il lui arrive de les traquer assidûment, de suivre leur trace pour les débusquer et tourner autour d'eux, les empêchant parfois même de faire leur travail correctement... Ou faussant les comptes d'Essences de ces chers Architectes en menant lui même les pauvres hères nocturnes entre les bras d'Inferna, narguant les Guides des autres mondes pour se venger avec mesquinerie d'une rebuffade essuyée. Le seul moyen de s'en débarrasser ? Céder, ou tenir bon assez longtemps pour que Bartel se lasse... Mais il a pour lui la patience du chasseur.
Autant dire que l'homme n'est pas très apprécié des Architectes en général, ni de leurs Guides. Qu'il le veuille ou non, sa conduite leur met périodiquement des bâtons dans les roues. Parfois sciemment... Parfois non. Peut importe : Bartel est une gêne occasionnelle pour à peu près tout le monde.
A moins bien sûr qu'on accepte de lui prendre la main. Qu'on se laisse tenter à lui donner ce qu'il cherche- du plaisir. De l'attention. Et peut-être une agréable surprise attendra t'elle ceux qui se laisseront aller à cette faiblesse ?
Bartel a beau être rustre, il a pour lui la chaleur, la joie de vivre et la franchise. En sa compagnie, le monde semble tourner plus rond, tout est plus simple et plus beau. On en viendrait presque à se demander, à le voir sourire pour un rien, s'il n'est pas le seul à bien mener sa vie tout compte fait. Il est heureux après tout, et ne s'embarrasse pas de la mainmise des Architectes qui mènent leurs guerres futiles sous son nez indifférent. Sa compagnie n'est pas déplaisante une fois qu'on cesse de la rejeter ; c'est sa manière de s'imposer qui hérisse la plupart des gens, mais c'est au fond un homme sympathique et agréable qui en plus d'avoir de la conversation, se démarque par son excentricité. Ce n'est pas dans la bouche du premier venu que se glisseront les mêmes mots que les siens... Et peu nombreux sont ceux qui feraient preuve de la même brusque franchise, de ce manque total d'inhibition qui le caractérise. A ceux qui savent que ce qu'être un Égaré implique, il n'hésite pas à raconter son passé. On pourrait d'ailleurs lui poser des questions sur tout et n'importe quoi, qu'il tenterait de répondre dans la mesure du possible. Parfois bien longtemps après la conversation menée ; s'il vous a à la bonne -ce qui arrive souvent-, Bartel ira chercher les réponses de lui même, pour vous les donner avec un large sourire un beau jour, quand bien même vous auriez sûrement oublié jusqu'à votre dernière altercation avec lui.
C'est peut-être son principal atout psychique d'ailleurs : sa mémoire. Elle n'a pour lui aucun secret, et il l'explore à son aise, sans avoir à faire d'efforts particuliers... Mais comme par un jeu du sort, il lui faut faire de monstrueux efforts pour ingérer de nouvelles connaissances.
Bartel est doué en tout ce qui lui est inné. Ses capacités sont naturelles, et il lui a fallut peu forcer pour les développer. Cependant, apprendre une chose qui n'allait pas de soi à ses yeux a toujours été une véritable gageure. Mathématiques, géométrie, philosophie, langues étrangères... Autant de matières à méditer en une vie passée, qu'il a laissé de côté pour mieux se pencher sur ses talents innés. Le dessin, l'écriture, le travail manuel. Bartel a toujours été attiré par l'Art. Toucher le bois, la glaise, la pierre... Gratter une feuille, et chercher la bonne nuance de peinture en barbouillant une feuille de pâtés d'essaies. Tenter le crayon, l'aquarelle, le stylo, s'essayer à la graphite comme à la craie ; explorer les possibilités que lui offrait un matériel à portée de main, et se pencher sur les œuvres d'autres artistes avec une fascination muette quasi-autistique. On ne penserait pas en le voyant ainsi à se complaire dans la sauvagerie d'une existence prosaïque, qu'il puisse être, lui, l'homme sans attaches prônant la liberté et les lois de la jungle, un ancien amateur d'Art, étudiant littéraire aspirant à un travail simple et calme loin de l'agitation citadine...
Aujourd'hui, il a presque atteint son but. Presque. Si les rues d'HellishDale lui sont devenus un lieu lointain, il fréquente encore occasionnellement la ville. Et c'est là que se situe le problème : aussi sauvage qu'il veuille se faire paraître, Bartel reste attaché à son existence passée. Il n'a jamais oublié sa famille, ni ses amis, ni tous ces lieux qui ont composés son monde étriqué pendant seize ans, avant qu'il ne cède son Essence au maître d'Aérial. En parler ? Soit. Évoquer son passé, relater ses souvenirs avec une indifférence à demi-feinte seulement... Mais il ne peut s'empêcher parfois de douter de son choix. Et qu'aurait été sa vie finalement, en tant qu'ennuyeux citadin sédentaire d'une société outrée par un rien ? L'idée le révulse. L'attire parfois. C'est sa dualité secrète... La bête sauvage qui regardait vers les lumières de la ville. Ce paradoxe empêche son humanité de se flétrir.
Plus ou moins. Il tente de s'en défaire. Pour commencer, en brisant toutes ses entraves.
Car Bartel n'a que des amants, mais de famille, il n'est plus question. L'ancienne l'a oublié, la nouvelle ne s'augure pas. Il est en de même pour le reste de ses relations sociales. Ses amis sont rares, et il les fuit quand leurs liens deviennent trop fort. Il ne veut pas de chaînes. Il ne veut pas de cœur qui batte pour lui. A sa manière, Bartel est lâche ; il s'esquive dés que point une affection trop forte. Les lendemains soudés l'effraient. A leurs maillons forgés, il préfère ses voyages tortueux, ses folies.
Il ne connait que la passion, la franchise, la pulsion. Céder à leurs délices lui plaît ; s'enticher au point d'être emprisonné... Non. Il ne supporterait pas de retrouver la plus frêle attache. Ce n'est pas que Bartel soit infidèle ; ses sentiments sont toujours sincères, il ne les cache pas, ne travestit pas la réalité. Sa vérité n'est pas absolue, mais elle n'en demeure pas moins implacablement martelée par son honnêteté.
Cependant, parfois, il tait certaines choses. Ses départs ne sont pas toujours annoncés, et il a un rien du gamin qui cherche à cacher sa bêtise, quand il s'apprête à fuir. A laisser ceux qu'il a harcelé, poursuivi, puis réussi à séduire finalement libéré de sa présence, à laquelle ils n'auront pas manqué de s'habituer jusqu'à même l'apprécier. Soudainement. Sans prévenir.
Bartel connait les mots pour dire au-revoir, mais il n'aime pas les prononcer. Alors souvent, il quitte ceux qui ont su se faire à sa présence ardente sans les prévenir. De la même manière qu'à l'accoutumée, avec une brutalité qui lui colle à la peau.
Pour se préserver, comme un animal blessé cherchant le réconfort de sa tanière obscure... Il ne faut pas s'attacher à Bartel. Il vit dans le vent, d'éternelles bourrasques le poussent à l'abandon de tous ses foyers. Sous ses pieds, la Terre tourne vraiment ; et il se fait un devoir d'en accompagner les rotations.
Bartel, c'est aussi une colère froide envers la société. Il la hait. Il l'abhorre. Ses règles, ses constantes... Cette prison de codes, d'obligations. Il rejette la civilisation de toute sa force, avec une véhémence exaltée qu'il assume en l'hurlant. Peut-être en partie pour se refuser l'intolérable angoisse du doute ; pour se convaincre qu'en la rejetant, il ne s'est pas trompé. Allez savoir. Bartel est plus complexe qu'il ne laisse paraître.
Mais pour vous, il ne sera sûrement qu'une ombre évanescente, venu voler trois baisés avant de s’éclipser à nouveau dans ses ténèbres embrassées...



▬ Histoire ; raconte moi tes beaux jours de printemps
La nuit plus que le jour aurait-elle des charmes
Honte à ceux qu'un ciel pur ne fait pas soupirer
Honte à ceux qu'un enfant tout à coup ne désarme
Honte à ceux qui n'ont pas de larmes
Pour un chant dans la rue une fleur dans les prés

-Paul Eluard

Pour l’enfant, amoureux de cartes et d’estampes,
L’univers est égal à son vaste appétit.
Ah ! que le monde est grand à la clarté des lampes !
Aux yeux du souvenir que le monde est petit !
Un matin nous partons, le cerveau plein de flamme,
Le cœur gros de rancune et de désirs amers,
Et nous allons, suivant le rythme de la lame,
Berçant notre infini sur le fini des mers :
Les uns, joyeux de fuir une patrie infâme ;
D’autres, l’horreur de leurs berceaux, et quelques-uns,
Astrologues noyés dans les yeux d’une femme,
La Circé tyrannique aux dangereux parfums.
Pour n’être pas changés en bêtes, ils s’enivrent
D’espace et de lumière et de cieux embrasés ;
La glace qui les mord, les soleils qui les cuivrent,
Effacent lentement la marque des baisers.
Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent
Pour partir ; cœurs légers, semblables aux ballons,
De leur fatalité jamais ils ne s’écartent,
Et sans savoir pourquoi, disent toujours : Allons !
Ceux-là, dont les désirs ont la forme des nues,
Et qui rêvent, ainsi qu’un conscrit le canon,
De vastes voluptés, changeantes, inconnues,
Et dont l’esprit humain n’a jamais su le nom !

-Charles Baudelaire

Dans la rue, tout jeune déjà, l'enfant tourbillonnait sur les feuilles cramoisies. Clair-obscure de peau fraîche sur le gris des journées, relancé en cerles à l'infini contre le flamboiement foliaire. Il claquait des baisés sur les lèvres du vent, et volait aux bourrasques des caresses tout droit descendu d'un ciel fantasmé, aux nuages plein de lutins. Ses sourires d'arc-en ciel plaqué jetaient des fossettes contre le flou dansant de son visage, et il s'imaginait, ses joues pâles gonflées d'un rire, rouges des tendres claques du vent, planant avec lui dans le grand infini des étendues célestes. Il serait, c'était certain, un oiseau de plus sur le dos de l'alizé ; une fois poussé sur ses jambes, il serait un peu de ce monde qui n'existait pas, soudain propulsé au milieu des merveilles. Et cette danse insolente qui le portait deviendrait son pas favo-

S T O P
STOP. Je dis : stop. La vie n'est pas un poème. N'écoutez pas cette plume et ses fariboles, faîte taire sa voix. Brûlez ses mots. Elle ment, elle ment, elle ment ; fantasmée, l'existence perd de sa réalité. Je ne laisserai pas un poète dégénéré vous conter ma vie. Qu'elle crève cette plume. Qu'elle aille tremper sa pointe dans un autre sang que le mien, qui accepte de porter sur les feuilles de jolies mensonges enrobés d'onirisme. Ce n'est pas ça ma vie. Et ça ne commence pas là.
On va reprendre, vous et moi. Tous les deux. Ensemble et maintenant. Vous écoutez ? Bien. Alors commençons par le début ; et aux diables les jeux d'enfant dans la rue.

Pour commencer, avant moi il y avait mes parents. Ils ne sont pas natifs d'HellishDale. Eux, ils ont connu le rideau de fer, le communisme ; ils ont fait partie de l'Union Soviétique, emprisonnés par leur absurde patrie au même titre que tout un peuple qui crevait de faim entre ses frontières fermées, au nom d'une idéologie douteuse. Je ne sais pas comment ils se sont rencontrés, ni par quel miracle ils ont réussis à quitter leur pays ; je ne sais même pas exactement quel pouvait-être ce pays. Quelque chose à l'est. Qui fleurait bon les coquelicots et la neige, sûrement. Avec des accents slaves, des éclats de rousseur et probablement un relent de nazisme dans l'air. Allez savoir. Mais peu importe.
Ils sont partit. Ils étaient déjà ensemble. Ils ont dû chercher un endroit où vivre ; ou peut-être pas. Le hasard aura tout fait, à moins qu'ils n'aient vraiment eu une idée de nouveau foyer. Mais j'en doute franchement. Quelle importance, hein ? Ils ont finis par arriver à HellishDale, c'est tout. Je sais pas à quel âge. Je sais pas. Je sais rien.
En tout cas, j'ai braillé pour la première fois en chemin, quelque part sur les routes. Je ne m'en souviens pas ; par quelles villes sommes nous passés, quels paysages ais-je vu ? Ma mémoire est morte, abandonnée dans la poussière de ces chemins parcourus, sûrement.
A trois ans, je posais pour la première fois les pieds dans cette ville étrange, et c'est comme si ma vie avait commencé ici. J'étais né en dehors ; puis j'étais né au dedans. Il y avait HellishDale et le monde. J'avais quitté le monde pour entrer à HellishDale. Peut-être l'effet que la ville eut sur moi peut s'explique en partie par une sensibilité particulière ; peut-être simplement que mener soudain une existence sédentaire a provoqué chez moi ce sentiment de pénétrer dans un monde étranger.
Je ne sais pas très bien quand j'ai commencé à comprendre que quelque chose clochait ici. Avant même de pouvoir entendre et comprendre les histoires, je crois que je l'ai su. C'était dans l'air de la nuit. C'était derrière ma fenêtre, dans les rues désertes, c'était dans les petits coins sordides de la ville. Il y avait toujours une haleine dans mon cou. Je le sentais, c'est tout. J'ai toujours eu de l'instinct. Même jeune, j'avais conscience de l'étrangeté d'HellishDale ; comme un animal domestique bien sage, je ne m'éloignais jamais de mes parents dans la foule, je ne traînais pas dehors avec mes amis. Je ne cherchais pas à quitter la cour de récréation ni à sortir sans adultes. Je me sentais comme une bête craintive dans la savane, qui cherche la sécurité du troupeau pour éviter les griffes des lions. C'était une sensation diffuse, pas oppressante, mais omniprésente cependant. Je ne dirais pas que ça a gâché mon enfance ; au moins j'aurais été sage pendant une partie de ma vie, comme ça, hein ? Comme quoi. Ce qui m'a libéré par la suite, m'a gardé dans les rangs lors de ma prime jeunesse. Il suffisait seulement de vaincre sa peur, comme on dit.
Contrairement à ce qu'on pourrait croire, je n'ai donc pas été un enfant turbulent. Au contraire, j'étais même un ange de l'avis des adultes. Parfait petit sain silencieux, morne, dénué d'éclat, docile. L'école n'a jamais été mon fort, mais les adultes m'aimaient bien, et j'étais un gentil bovin au milieu des autres. Comme tous les enfants normaux de ce bas monde, je n'étais sauvage qu'en jeu, une fois libéré de la réalité ; quand je devenais quelqu'un d'autre à la faveur de ces moments dans la cour goudronnée, toute dégueulasse de bitume noirâtre. D'ailleurs, a t'on idée d'enfermer des enfants dans un endroit sans verdure ? Par Pan ! Les adultes sont parfois d'une stupidité glaçante. Ils ne savent plus la nature, ils ont oublié le goût de la terre et les roulades dans l'herbe. On ne peut paraît-il rien pour eux. Qu'ils aillent tous brûler au sein des flammes alimentées par leur précieux pétrole ; nous l'inventions notre herbe, avec des mots, des mimiques et des gestes. Et nos yeux pétillaient, nos corps apprenaient à croire en l'invisible. Ce n'était pas aussi bien qu'une nature physique, mais ça restait sacrément beau quand même.
J'ai eu une vie assez rangée d'enfant innocent jusqu'à mes dix ans. Entre temps une petite sœur était venu égayer un peu la vie de famille ; du jour au lendemain, apparu un beau jour, la jolie gamine. Je n'ai pas mis longtemps à m'y faire. Elle ne braillait pas beaucoup, et je n'ai jamais été très possessif envers mes parents. Alors j'ai accepté sa petite présence, mine de rien. Je m'y suis habitué. J'ai commencé à lui porter un peu d'intérêt ; un véritable intérêt je veux dire. Quelque chose approchant, "Tiens, c'est donc un être vivant capable de penser et parler ? Dingue."
Je découvrais Orcynie de manière effective. C'était un être humain comme moi qui était capable de communiquer malgré son abondante molesse. J'étais époustouflé ; après tout ce temps passé à baver en gesticulant dans le vide ! Quelle bonne surprise que de la découvrir dotée d'un esprit... Puis quelle mauvaise surprise, d'apprendre un nouveau mot. "Asperger". Presque comme le légume. La première fois ça n'a pas manqué de me faire pouffer. J'ai pris une claque sèche. Et j'ai appris encore un autre mot. "Autiste". Cette fois, j'ai juste demandé ce qu'il signifiait ; puis sur le coup, j'ai fais semblant de comprendre.
Et après j'ai réalisé. J'ai commencé à prendre conscience que si les autres gosses avaient été cruels avec moi à l'occasion, ils s'acharneraient sur Orcynie par faute de sa différence. C'est peut-être la seule chose que j'aurais compris avant qu'il ne soit trop tard, finalement...
Déclic soudain. J'ai commencé à protéger ce petit être humain qui faisait ses premiers pas dans la jungle grouillante de la cour. Au début c'était simple, l'école maternelle était attenante à ma cour de récréation de primaire ; mais sept ans d'écart, ça ne pardonne pas. Je n'ai pu veiller sur elle qu'une seule année, avant de changer de cap pour aller au collège.
Alors, Orcynie s'est retrouvée toute seule. Moi aussi d'ailleurs. Je m'étais éloigné de mes amis, et la sixième me fut une expérience des plus désagréables. Mais ça n'a pas de réel importance. Je m'en suis sortit, ou du moins, je l'aurais presque pu, sans une rencontre fortuite... J'étais vraiment quelqu'un d'ennuyeux, pleins de pulsions refoulées. Une proie à conduire tout droit vers l'abattoir.
Mais Orcynie n'a pas eu cette chance là. Elle était trop sensible, à sa manière ; ils l'ont détruite, méthodiquement. Ils lui ont rongé le cœur ces salauds d'innocents. Tous les enfants sont cruels. Il n'y a rien de plus mauvais qu'un enfant. Ils n'ont pas conscience de faire du mal, ou alors ils ne prennent pas la mesure de leurs actes. C'est ce qui les rend si profondément destructeurs. A s'acharner sur ma sœur, ils l'ont réduit en miettes ; nous avons dû ramasser les morceaux comme nous le pouvions. Avec un psychologue, puis des activités pour la détourner de la douleur. La musique, l'équitation, le dessin. On s'est ruiné pour elle, bah. Tant pis. J'ai dû cesser les cours de dessins, mais je n'ai pas rechigné, enfin, pas tellement. Je comprenais pourquoi mon bonheur n'était pas aussi important que le sien. Moi j'avais pleins de choses sur lesquelles porter mon attention ; Orcynie était restreinte, elle ne pouvait pas échapper à ce qu'elle ressentait. Ses fixations la faisaient s'acharner sur les mêmes sujets, les même détails, lui faisait répéter inlassablement les mêmes actions. Toujours. Les souvenirs ne la quitteraient jamais, tout comme sa fascination singulière pour les billes et sa frénésie musicale orientée sur le violon, dont elle faisait vibrer cent fois, mille fois, les cordes pareillement avant de passer à autre chose. C'était ainsi. A moi de m'adapter.
Disons que j'ai plutôt bien réussis. Je crois. J'ai eu une adolescence plus ou moins normale même, et pas malheureuse pour un sou. Tout à fait banale.
Puis. J'ai rencontré Brocéliandre. Encore un nom de forêt ! Quel hasard, hein... A treize ans cette fois-ci.
Brocéliandre c'était. Je sais pas. Un phénomène. Elle venait d'emménager, mais tout le monde la connaissait déjà. Elle avait, quoi ? Deux ans de plus que moi ? Bah. Quelle importance. Son âge n'a joué en rien dans notre relation ; Brocéliandre avait sûrement redoublé, ce qui n'a rien d'étonnant. Un véritable génie. Et les génies se font rarement au système scolaire.
Elle était... Je ne saurais la décrire. Brocéliandre. Simplement. Étrange, nouvelle, charismatique. Elle avait cette aura bien particulière, cette force qui l'entourait. Abrupte, sauvage. C'était un monstre de toute beauté, une bête dans un corps humain. Elle était vulgaire, dépravée, chaleureuse et complètement folle ; d'une folie incroyable et ardente qui consumait sa vie. Brocéliandre fumait pour dire merde au monde, pour foutre son corps en l'air et alourdir ses poumons de guirlandes en goudron. Elle enchaînait les beuveries simplement dans le but de se prouver qu'elle était aussi stupide qu'un pochtron de bas-étage- mais bien plus résistante. Elle buvait de l'eau salée en postillonnant que ses artères rongées pisseraient la mer toute entière quand viendrait son heure. Elle était plus cynique que la Mort en personne, plus acide qu'un jet d'acide sulfurique. Elle était si étrange qu'on en était révulsé, de suite hérissé. Et attiré. Elle dégoûtait et faisait envie à tous.
Brocéliandre croyait en Dieu, mais seulement pour être plus amère encore : si le monde était absurde, alors on pouvait faire ce que bon nous semblait en toute impunité. Mais si il était bien là, alors il attendait quelque chose de nous tous... Et en se foutant en l'air, elle lui faisait un magistral doigt d'honneur. Y penser lui arrachait un rire rauque qui s'émaillait de toussotements rocailleux.
Brocéliandre, je ne l'ai jamais vraiment connu. Pas avant son décès... Malgré les apparences. J'étais son ami, comme tout le monde, mais seulement comme ça, un peu pour rire. Elle faisait écho à mes désirs secrets, à mes envies meurtries. J'étais aussi sauvage qu'elle au fond, je lui ressemblais... Mais moi j'étais resté muet, je m'étais laissé flétrir. Brocéliandre, elle, n'avait jamais cherché à se retenir ; telle une plante vénéneuse, elle avait continué de croître, empoisonnant le monde. Sans scrupules. Parce-que c'était Brocéliandre. Parce-que l'univers était un terrain de jeu. Une grande salle où faire résonner son rire aride à l'infini. Je savais tout ça de loin. Fasciné, j'observais, sans oser approcher, tout frustré que j'étais.
Et puis un jour, Brocéliandre a dû comprendre qui j'étais, à force de m'avoir à traîner dans ses pattes. Comprendre vraiment. Elle a vu l'étincelle au fond de mes yeux, et peut-être que m'imaginer en feu la faisait rire. Alors elle s'est intéressée à moi, et dés la première seconde, j'étais déjà perdu.
Pourquoi moi au fond ? Je me le demande parfois. N'importe qui aurait pu devenir ce que je suis. Je pense que nous avons tous la même sauvagerie au fond de nous, le même besoin de faire tomber les murs pour s'époumoner dans le vide. Dans le grand air, sans crainte d'être entendu- ou bien assez égarré pour n'en avoir plus rien à faire. Alors je me posé la question : pourquoi avoir choisis Bartel, un mouton discret au milieu d'autres moutons ?
Brocéliandre m'a approché. Elle s'est entiché de moi ; ou a fait semblant. Elle m'a mené un peu partout, même à l'intérieur d'elle. Elle m'a montré des choses, appris des sensations nouvelles. Brocéliandre m'a débauché. Retourné, détourné, propulsé dans son monde. Pulverisé et accouché. Elle a tiré de l'abîme ma sauvagerie. Et quand tout vibrant d'une force nouvelle, j'étais prêt à exploser, Brocéliandre s'est suicidée.
Comme ça. Un beau jour. Elle m'a laissé. Je suis certain qu'elle riait en se coupant les veines, à m'imaginer tout seul derrière le téléphone. Quelle connasse.
Je l'ai tant aimé.
J'avais quinze ans, et je ne savais plus rien. J'étais sauvage, bourré d'idées d'indépendance. L'amour de ma vie, ma petite copine, futur fiancée avais-je pensé, la femme qui m'avait dépucelé, modelé presque à son image ; cette plante toxique. Avait fané.
Et moi j'étais seul, abandonné, le crâne farcis de rébellions, d'idéaux voués à ne rester que spectraux pour jamais. Brocéliandre avait joué avec mon cœur et mon âme. Soudain projeté dans une brusque solitude, j'étais paniqué, troublé, terrassé de chagrin. J'ai pleuré. Pour Brocéliandre et pour moi. J'ai pleuré seul, dans les rues, loin de toutes les oreilles indiscrètes. J'ai mis de la morve sur mes manches. Barbouillé mes joues de larmes.
Quand tout à coup, minuit passé, j'ai eu seize ans. C'est fou, mais ça m'avait presque échappé. Elle s'était tuée la veille de mon anniversaire. Bon dieu de merde. Je peux presque l'entendre brailler "Happy birthday Bartel !", les poignets sanglants, la vision floue. Je suis sûr qu'elle l'a fait. Et qu'elle savait que je finirai par le comprendre.
Putain Brocéliandre. Tu m'as bien eu.
J'avais seize ans, j'étais seul dans les rues. Je connaissais les rumeurs, et je revoyais Brocéliandre me lancer qu'à l'occasion, elle se promenait sans personne dans la ville, la nuit, pour rire au visage des prostitués et cracher sur des gamins bizarres. Moi j'étais con, en mal d'amour, je ne voulais jouer avec personne comme elle le faisait toujours ; mais j'ai suivis son trajet, j'ai pris les mêmes chemins. Je suis passé devant la roulotte, en comprenant vaguement que le monde était vraiment à chier. J'ai serré mon ticket en dévisageant le lutin au regard malicieux. Cette petite chose mystérieuse, si peu encline à parler... J'ai erré un peu, puis trouvé une ruelle ; ou alors la ruelle m'a trouvée.
J'ai pris la main d'un Guide. Et à cet instant, je suis mort. J'ai disparu de la mémoire collective. Brocéliandre dans son tombeau, devait hurler de rire ; si elle ne m'avait pas oublié, elle aussi.
Ensuite... Et bien, demandez moi à l'occasion, hein ? Le reste bien trop cahotique. C'est mon histoire. Enfin ce que j'en raconte. C'est ma vie avant les voyages, et tout le reste. Avant que je laisse mon nom en plan pour prendre celui de Pan, dont je comptais suivre les traces ; Brocéliandre, elle, figurerait gravée dans mon cœur à vif, loin des lèvres. Pendant longtemps.
Elle m'a appris beaucoup. Elle m'a fait du mal. Je lui dis merci parfois. D'autres, je crache son nom comme une insulte.
J'ai perdu Orcynie par sa faute. Par ma faute. Je ne sais pas. Mais elle est loin désormais ; avec son violon et ses billes. Mes parents divorcés. Mon passé crevé, balayé, dissous.
Je ne vous raconterai pas les voyages. Gardez vos questions. Aujourd'hui, le passé n'a plus d'importance ; je suis tourné vers le présent, seulement le présent. Je le vis, je le tue, je m'en bourre. Je me heurte à la vie, quitte à m'y esquinter.
Brocéliandre, regarde un peu ce que je suis devenu ; j'ai trouvé la liberté que tu incarnais sans réussir à la savourer pleinement, n'est-ce pas ? Tu aurais dû saisir la main d'un Guide. Là, dans les autres mondes, tu aurais finis par te réaliser vraiment. Il fallait cesser de rire, juste le temps de prendre une foutue main. Tu te serais sauvée. Tu m'aurais sauvé moi.
Tu ne l'as pas fait. Peut-être même était-ce en connaissance de cause. Tu m'as laissé la place, Brocéliandre.
Au fond, je ne suis que ton oeuvre.


▬ Informations complémentaires
-Bartel a une sœur de vingt ans répondant au doux nom sylvestre d'Orcynie. Asperger, la jeune femme s'est passionnée pour la musique et les billes.
Ses parents sont divorcés depuis six ans, soit après sa disparition.
Il passe parfois voir sa famille sans dévoiler son ancienne identité de toute manière inexistante à HellishDale, puisque effacée. Surtout pour approcher sa sœur, bien que cette dernière ne lui porte aucune attention. Il l'écoute jouer du violon dans les rues, ou à l'occasion de fêtes communales... Ou l'observe dans ses rituels, muet, en essayant de ne pas s'en vouloir pour ce premier abandon qui en précéda tant d'autres.



-Bartel est devenu une légende urbaine d'HellishDale. Il est sûrement le plus vieil Égaré à arpenter les mondes, et depuis les onze années qu'il voyage entre eux, il s'est fait connaître de tous et chacun. A HellishDale, où l'on ne reconnait pas officiellement l'existence des autres mondes, il s'est malgré tout intégré au folklore de la ville... On le dit tour à tour une incarnation du Diable, un démon, un violeur, un fou dangereux, un esprit errant, une créature surnaturelle... Tous les noms lui sont donnés, et il rit de cette réputation qu'on lui a faîte au fil du temps. Parfois, il entretient sa légende en apparaissant brièvement à HellishDale pour y semer le trouble. Avec un humour douteux, il se met à alors à poursuivre des femmes, à chuchoter à l'oreille des enfants ou à voler, voir truander les commerçants. Pour lui, ce n'est qu'un jeu de plus à mener ; et avisez vous de lui dire que tout cela est mal... Il vous rira au nez. Bartel est libre de tout, il ne s'embarrasse pas de la moralité. Il agit au jugée, selon ses ressentis.
Et effrayer les bonnes gens D'HellishDale fait partit de ses petits plaisirs... Aussi malveillant puisse t'il être à ces occasions.




▬ Derrière l'écran, il y a... ( °w° )<----- OMG, un frère de toison !
Poitouruzou, dix sept ans, de sexe masculin ( sauf le Vendredi soir, ne cherchez pas à comprendre ), arrivé ici par Top-site ( je votais pour les Six-Duchés ! ), ayant échu d'un avatar de Robinson Crusoé ( décidément, il me poursuit cette année, même après le bac 8D ) GRÂCE A OCTOBER DONC POUTOU POUR CETTE HÉROÏNE ; Validé by Poulpy ~, et ne possédant pour le moment qu'un seul compte, mais probablement pas pour longtemps. \o/


Dernière édition par Bartel Pan le Jeu 4 Juin - 11:33, édité 34 fois
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MessageSujet: Re: Bartel Pan - "Donne moi ton corps, je le ferai parler. Donne moi ton monde, j'en chasserai l’horizon."   Lun 1 Juil - 17:40

Au passage, je suis pas doué pour trouver des avatars. T_T Si quelqu'un pouvait m'aider, je lui serai éternellement reconnaissant. *o*
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MessageSujet: Re: Bartel Pan - "Donne moi ton corps, je le ferai parler. Donne moi ton monde, j'en chasserai l’horizon."   Mar 2 Juil - 18:47

Hmm, si je veux changer le cadre de la fiche, comment je fais ? :D C'est plus dur à lire, dans des tout petits espaces comme ceux-là !
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MessageSujet: Re: Bartel Pan - "Donne moi ton corps, je le ferai parler. Donne moi ton monde, j'en chasserai l’horizon."   Mar 2 Juil - 18:50

Oula, il faut bidouiller le codage pour ça et pour ce coup là je ne peux pas t'aider, je suis désolée ^^"
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MessageSujet: Re: Bartel Pan - "Donne moi ton corps, je le ferai parler. Donne moi ton monde, j'en chasserai l’horizon."   Mar 2 Juil - 18:51

Bon, c'est pas grave, j'ai une solution radicale. 8D
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MessageSujet: Re: Bartel Pan - "Donne moi ton corps, je le ferai parler. Donne moi ton monde, j'en chasserai l’horizon."   Jeu 11 Juil - 1:09

Fiche terminée ! Je rajouterai peut-être des choses dans les informations complémentaires au fil du temps, mais le gros de la fiche est écris. ^^
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Moon Engineer
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MessageSujet: Re: Bartel Pan - "Donne moi ton corps, je le ferai parler. Donne moi ton monde, j'en chasserai l’horizon."   Jeu 11 Juil - 17:39















 Tu es Validé!!



Moi Silver, grand Roi/Reine/Je sais plus, des administrateurs flemmards, je te déclare validé et libre de tes mouvements sur notre cher forum!

Très joli fiche, tu sais déjà ce que j'en pense pour ce que j'en ai dit. J'aime énormément la psychologie de ton personnage, il est classieux et il transpire le charisme à des kilomètres à la ronde, I LOVE IT 8D L'histoire est bien organisée, on sent que ton personnage a une réelle présence, j'ai hâte de voir ce que tu en fera à l'avenir mais je pense qu'il s'intégrera très vite dans les intrigues du forum X)

Tu peux à présent aller créer ton journal intime, ta demande de relation, et bien entendu commencer à rp! Félicitations!

Silver.
(c) Fiche par Calys de L.Graph'



_________________

   
   
   

Cadow
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Bartel Pan - "Donne moi ton corps, je le ferai parler. Donne moi ton monde, j'en chasserai l’horizon."

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